MATCH REPLAY. Le jour où... Les sélections des Amériques et du Reste du Monde font le gala au Rose Bowl.

C'est devenu une tradition après chaque coupe du Monde; un match de gala organisé au profit de l'U.N.I.C.E.F oppose les meilleurs joueurs qui se sont illustrés durant la compétition. Le dimanche 27 juillet 1986, au Rose Bowl de Pasadena, une sélection des Amériques affronte le Reste du Monde. L'occasion pour Diego Maradona de goûter sa cote de popularité aux States. L'Amérique accueille « El Pibe » les bras ouverts. L'Argentin avait d'ailleurs eu l'honneur d'annoncer la rencontre à la presse, écourtant ainsi ses vacances post-mundial à Tahiti. Vahiné, c'est gonflé quand même !

Côté sélection des Amériques, l'équipe confiée à Carlos Bilardo et Velibor « Bora » Milutinović affiche l'effectif suivant : les Brésiliens, en nombre, avec Josimar, Júlio César,  Falcão et Alemão. Les Mexicains Quirarte, Negrete et Raúl Servín. Les Paraguayiens Fernandez, Nunes, Romero et le futur brestois Roberto Cabañas. Les champions du monde en titre sont représentés par Pumpido, Brown et donc l'homme de Mexico 86, Diego Maradona himself. L'unique représentant des USA est Paul Caligiuri, lequel émigre plus tard en Allemagne (SV Meppen et Hansa Rostock notamment). Placée sous la direction du tandem Franz Beckenbauer-Johan Cruyff, souvenirs du WM '74, le sélection du Reste du Monde a fière allure avec les Soviétiques Dassaev et Belanov (qui sera élu Ballon d'Or en fin d'année), les Allemands Stielike et Magath, le Belge Renquin, l'Anglais Butcher, les Danois Elkjaer-Larsen et Lerby, l'Ecossais Strachan, les Italiens Conti et Paolo Rossi, et le vieux Nord-irlandais Pat Jennings. Pour la touche exotique, on note aussi la présence du Sud-coréen Park Chang-Sun, du Marocain Timoumi et du Suisse Hermann. Les Tricolores sont aussi de la partie avec Amoros et Rocheteau, qui vient de passer quelques jours à New-York après la coupe du Monde. 

Des hommes dans le match (Strachan, Timoumi et Romero).

60.000 spectateurs se sont déplacés dans la banlieue de Los Angeles pour admirer le gotha du football mondial. Maradona reçoit les faveurs du public qui n'a d'yeux que pour lui. L'épisode de la « mano de Dios » ne ternit pas l'image de l'icône argentine Outre-Atlantique. Chaque ballon touché par « El Pibe » est salué par des acclamations et des bravos. Mais sur le terrain, c'est la sélection du Reste du Monde qui mène les débats. Après une heure de jeu, l'équipe du Kaiser volant (ou du flying german) a scoré deux fois par Butcher et Rossi. Celle-ci semble se diriger vers un succés tranquille quand, dans les dix dernières minutes, l'Amérique se réveille. D'abord par Roberto Cabañas, qui réduit la marque, puis par Maradona qui égalise à deux minutes de la fin, à la plus grande joie des spectateurs. Les prolongations ne donnent rien, et l'on court doucement mais sûrement vers la séance des tirs au but. Au cours de cette dernière, c'est (encore une fois, merci pour le spectacle), Diego Maradona qui offre le tir victorieux à son équipe. Le public est ravi, les joueurs aussi, qui ont passé un bon moment sur le pré du Rose Bowl arrosé par le soleil californien.

Maradona show au Rose Bowl.

Dominique Rocheteau made in USA.

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