HOLIDAYS IN THE SUN. Jean Petit.

Visiblement, l'école est finie pour Jean Petit et Courbis.

Les vacances, pour Jean Petit, c'est d'abord faire la teuf avec son coéquipier Rolland Courbis. Une sorte de frère Tuck quelque part, un compagnon de marade et de beuverie, à l'orée du bois d'Ettori, qui l'accompagne dans ses virées nocturnes dès que la cloche a sonné. Mais pour Jeannot, vacances rime avant tout avec aventure. « La France est un beau pays, mais je suis attiré par l'étranger » concède d'ailleurs le milieu monégasque en mars 78. Et tu serais prêt à faire tes valises pour aller où Petit Jean ? « Ce qui m'attire, c'est le grand saut, hors de l'Europe. Voir les U.S.A, le Canada, la Chine, ça c'est du dépaysement. Ces pays nous offrent quelque chose de nouveau. » Pas faux. Là-bas, le football s'appelle « soccer » ou « zúqiú » mais les stades y sont aussi vides qu'à Monaco. Et alors ? Jean Petit ne part pas pour le foot, mais bien pour couper avec sa profession et partir en bourlingueur, sans chemise ni pantalon, seulement avec sa bite et son couteau. « J'espère les visiter un jour, rêve en secret le lutin de Louis II. Oh, pas un voyage organisé avec horaires stricts et visites traditionnelles et uniformes. Non, je voudrais les parcourir seul, en toute liberté, voir ce qui me plaira avec un dictionnaire et une sorte de guide en poche. » Super, et Rolland Courbis dans tout ça ? Il a beaucoup voyagé de son côté, et est rentré avec des valises sous les yeux. Comme quoi...

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