Le dico argot-foot du professeur Migeon (Part 21).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

FICELLES :
Les filets de but. Par extension : faire ficelles : marquer.

  • « La vie de gardien ne tient qu'à un bout d'ficelles » (Gérard Migeon, philosophe-funambule sur sa ligne avant un pénalty).
  • « J'vais t'apprendre les ficelles du métier » (Un agent à son jeune poulain).
  • « J'avais pas demandé une ficelle m'dame la boulangère, mais une grosse miche farineuse » (Ribéry dans le pétrin après l'affaire Zahia).

  • - Le cas en image -

    Un gars pris derrière les ficelles (Johan Cruyff, F.C Barcelone, 1976).

    1 commentaires:

    1. Coucou,
      La phrase sur Franck Ribéry et Zahia m’a bien fait marrer, mdr !

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