Mon équipe de coeur par... Têteaucarré.

DRH dans le civil, il ose même pas l'avouer à sa maman, Têteaucarré est un drôle d'artiste ! « En vrai, je suis rugbyman, avoue t-il en pleine coupe du Monde au Brésil, mais bon quand il y a des buts et du mouvement, le foot me plaît bien ». Comme en plus les deux fistons pratiquent le ballon rond, le graphiste amateur a eu alors l'idée de fêter l'événement de la planète football. A sa façon. Avec un regard nostalgique et une approche artistique minimaliste, Têteaucarré recoiffe les joueurs de sa jeunesse, en rendant surtout hommage aux héros de Séville, mais pas qu'eux. Il y a du beau monde dans la bulle du rugbyman-arty qui est resté bloqué sur les années soixante-dix quatre-vingts. Une époque bénie pour celui qui ne tourne pas très rond, « parce qu'elles sont riches sur le plan graphique, mode et excentricités capillaires ». Le souvenir de Valderrama dans un coin de sa tête, Têteaucarré se focalise sur les cheveux. « C'est l'élément premier de mon graphisme, concède t-il d'entrée de jeu. L'idée m'est venue il y a plusieurs mois à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Bruce Lee. J'avais alors gribouillé sa coupe de cheveux. Comme tout le monde le reconnaissait, donc bingo ». Le concept est né et Têteaucarré cherche à développer le truc sur t-shirt. Histoire de se retrouver avec les anciens Bleus - Giresse, Rocheteau, Trésor ou Battiston... - sur le torse.

Et des flashes qui reviennent dans l'esprit de l'artiste quand on évoque l'équipe de France. Il y a bien sûr la génération 98, mais sans trop savoir pourquoi en fait. Mais surtout les Bleus de 82. A l'époque, le gaillard à dix ans et vit sa première coupe du Monde à la télé, « donc logiquement, c'est les souvenirs les plus forts ». C'est d'ailleurs pour ça que Têteaucarré a lancé sa collection vintage : La coupe du monde des coupes de cheveux improbables et des moustaches qui sentent la testostérone. Sortez le programme ! Une équipe type de légendes capillaires du Mondial et quelques préférences pour son créateur. Parmi lesquelles le colombien Valderrama, « parce que quand même, faut le faire une coupe pareille. C'est totalement improbable et même les Jackson Five n'avaient pas mis la barre aussi haute ». L'ancien Montpelliérain tient la corde devant un compatriote, le gardien René Higuita, « il était complétement barré sur le terrain », et Roger Milla « qui n'avait pas une super coupe de cheveux mais était le seul vrai vintage en regard se son âge ».

Visiblement le début des eighties, c'est bien aussi pour Têteaucarré qui envisage de s'attaquer à d'autres époques, pour être à la page, et pourquoi pas d'autres disciplines. Comme ça, pour le fun. «  Mes potes me disent que je devrais faire la version moderne des Portnawaks Haircuts de la coupe du monde, lance sans rire le roi du coup de boule. Alors sans doute je vais m'y mettre. Avec une déclinaison sur le tennis et André Agassi. Puis pourquoi pas l'ailier du XV australien qui ressemble à rien à Valderama avec le bandeau de Bjön Borg ». C'est dit, et reste à faire...
https://www.facebook.com/teteaucarre

    - EQUIPE TYPE DU ONZE DE FRANCE -
    Barthez ou Ettori
    Thuram - Blanc - Dessailly - Marius Trésor (mes enfants boivent dans le verre à moutarde à son image)
    Tigana - Deschamps (pas mal comme carrière) - Platoche et Zizou
    Devant Papin alias Patator et Henry ou Cantona

MEXIQUE 1978.


MEXIQUE 1978
En haut : De la Torre, Gomez, Guillén, Solis, Real, Reyes, Castrejon, Jimenez, Ramos, Guzman, Cardenas, Tena, Trujillo.
Au milieu : Dr Lozano, Amaya, Najera, Roca, Matturano, Monreal, Larios.
En bas : Cuéllar, Rangel, Isiordia, Sanchez, Najera, Chavez, Ortega, Vasquez Ayala, Aceves.

MAILLOT DE LEGENDE. Chili 1974.

C'est avec son traditionnel maillot rouge que le Chili se présente au WM '74. En Allemagne, ce dernier est taché de sang. Celui qui coule depuis le coup d'état du général Pinochet le 11 septembre 1973. Dès le lendemain, l'estadio Nacional devient un camp de prisonniers politiques. Quinze jours à peine avant le barrage décisif contre l'URSS qui offre un billet pour le mundial argentin. A Moscou, la sélection chilienne résiste aux assauts soviétiques et repart avec le nul (0-0). La fédération soviétique boycotte le match retour. Pas satisfaite de la réponse des membres de la FIFA après sa visite au stade de Santiago. L'URSS estime qu'une rencontre sportive ne peut se dérouler dans un lieu où l'on pratique la torture et commet des meurtres. Les opposants politiques parqués au sous-sol de l'enceinte, la FIFA n'y voit que du feu - « Nous avons trouvé que le cours de la vie était normal, il y avait beaucoup de voitures et de piétons, les gens avait l'air heureux et les magasins étaient ouverts » écrit-elle dans son rapport, visiblement peut alerte sur la situation du pays - et donne son aval. Les Soviétiques, qui hurlent à la manipulation, demandent de jouer la rencontre sur terrain neutre. Devant le refus de la FIFA, l'URSS décide alors de ne pas se rendre au Chili. L'équipe chilienne se présente seule sur la pelouse le 21 novembre 1973, devant quarante mille spectateurs perplexes. « La Roja » se contente d'un seul but, unique dans les annales du football, inscrit par Francisco Valdés. En Allemagne, la sélection subit les mouvements de protestation et la chronique quotidienne, mais reste muette sur le pré (deux nuls et une défaite). L'attaquant vedette Carlos Caszely, surnommé « El Chino » est le premier joueur à recevoir un carton rouge en coupe du Monde. Une couleur qui fait vraiment tâche pour la Roja à cette époque.

CHILI 1974

A.S NANCY-LORRAINE 1978-79.


A.S NANCY-LORRAINE 1978-79

Debouts : Redin (ent.), Caullery, Delpierre, Curbelo, Stickel, Merchadier, Neubert, Platini, Cloët, Moutier, Bonnavia (kiné).

Accroupis : Jeannol, Umpierrez, Pintenat, Rubio, Collina, Rouyer, Raczynski, Zénier, Perdrieau, Barret.

WAGs RETRO. Leonardo Cuellar et sa Tricolor.


Un ballon dans les mains à la place d'un bouquet de fleurs, Leonardo Cuellar ne mégote pas sur les détails pour séduire la ravissante mascotte de l'équipe du Mexique au mundial argentin. Mais ça, c'est pour les coulisses du football. Sur le terrain, ce n'est pas vraiment le big big love entre la « Tricolor » et la coupe du Monde 78. Pas très « Gigantic » le parcours des Mexicains en Argentine. Punie par la RFA (0-6), la sélection mexicaine concède deux autres revers sur le même score (1-3) contre la Pologne et la Tunisie. Le milieu afro des Pumas et ses coéquipiers ont ouvert les vannes au premier tour et repartent bredouille à Mexico. Dernier du groupe et un zéro pointé au compteur points. On appelle ça prendre un beau costard. Celui de Leonardo est plutôt pas mal sur la photo.

FRANCE-Pologne 1976.


FRANCE-Pologne 1976.
Debout : Baratelli, Curbelo, Rio, Farison, Synaeghel, Domenech.
Accroupis : P. Revelli, Guillou, Pintenat, Larqué, Six.

Jean-Michel Larqué et Kazimierz Deyna .

- 24 avril 1976 -
Stade Félix Bollaert. Lens. 14.490 spectateurs.
- amical -
FRANCE bat Pologne : 2-0 (0-0).
Arbitre Mr Biwersi (Allemagne).
Buts : Pintenat (12ème), Wawrowski (63ème c.s.c) pour la France. 
Remplacements : Guillou par Bousdira (56ème) pour la France. Kmiecik par Benigier (46ème) pour la Pologne.
FRANCE : Baratelli – Domenech, Rio, Curbelo, Farison – Synaeghel, Larqué, Guillou – Patrick Revelli, Pintenat, Six. Entraîneur : Michel Hidalgo.
POLOGNE : Burzynski – Szymanowski, Gorgon, Maculewicz, Wawrowski – Kasperczak, Deyna, Boniek – Lato, Szarmach, Kmiecik. Entraîneur : Kazimierz Gorski.

- LE MATCH EN IMAGES -

POLOGNE
de gauche à droite : Deyna, Burzynski, Gorgon, Wawrowski, Maculewicz, Szymanowski, Boniek, Szarmach, Kasperczak, Kmiecik, Lato.

Jean-Marc Guillou dans ses oeuvres.

Robert Pintenat ouvre le score pour les Bleus.

- LE MATCH EN VIDEO -


Sponsor en toc. BORUSSIA DORTMUND (uhu).


Le Borussia Dortmund a bien du mal à coller au peloton de tête de la Bundesliga au début des années quatre-vingts. Toujours placé, le BVB 1909 est un éternel outsider qui peine à se détacher d'un sponsor qui accroche à la poitrine des joueurs au maillot jaune de la lose. De 1980 à 83, UHU, le hibou grand-duc dans la langue de Gerd Müller, est le partenaire officiel du club de la Ruhr. Et la marque de la colle universelle, inventée par un certain August Fischer dans une petite usine chimique du côté de Bühl dans le Bade-Wurtemberg, fixe les limites du Borussia, coincé entre la sixième et la septième place derrière les pointures Bayern, Hambourg et Stuttgart. Sans stars, hormis peut-être le débutant Eike Immel, un sosie de Depardieu, Rolf Rüssmann, et l'international Rüdiger Abramczik, Dortmund piétine, les deux pieds collés sur la pelouse du Westfalenstadion. Le produit adhésif adhère peut-être trop fort au ras du gazon pour viser un peu plus haut que les places d'honneur. Après le retrait de UHU au terme des trois années de contrat, le BVB luttera pour le maintien les saisons suivantes. Le nez un peu dans la colle en quelque sorte.

Uhu dada (Tenhagen, Huber et Rüssmann).

Finale coupe de France 1985. PSG-MONACO.

8 juin 1985.
MONACO bat PARIS SG : 1-0 (1-0).
45.711 spectateurs.
Arbitre Mr Biguet.
But : Genghini (14ème) pour Monaco. 
Remplacement : Lanthier par Ségura (70ème) à Paris.
PARIS SG :Moutier – Lemoult, Morin, Jeannol, Bacconnier – Fernandez, Charbonnier, Susic, Lanthier – Toko, Rocheteau. Entraîneur : Georges Peyroche.
MONACO :Ettori – Liégeon, Stojkovic, Simon, Amoros – Bijotat, Bravo, Genghini – Tibeuf, Anziani, Bellone. Entraîneur : Lucien Muller.

A.S MONACO.
Debout : Ettori, Bijotat, Simon, Liegeon, Stojkovic, Amoros.
Accroupis : Bellone, Tibeuf, Anziani, Bravo, Genghini.

PSG a l'occasion de sauver une saison médiocre (13ème en championnat) conclue par une humiliation à Picot contre Nancy (1-6) lors de l'ultime journée. Certes, c'était l'équipe réserve. Les cadres, eux, ont été laissés au repos pour préparer la demi-finale retour de coupe de France face au Téfécé. L'objectif majeur des Parisiens pour gagner un trophée cette année. Battus à l'aller au Stadium (0-2), Ségura et Lanthier répondent aux Toulousains dans le temps réglementaire dans un Parc en ébullition. Paris l'emporte aux tirs au but avec un super Jean-Michel Moutier dans les bois. Une victoire à l'arrache qui épuise les organismes parisiens, à quatre jours seulement du dernier rendez-vous au Parc, où PSG joue « at home » pour la troisième fois de son histoire en trois ans (1982, 83 et 85).

Genghini et Anziani transpercent la défense du PSG.

De son côté, Monaco n'a pas trop forcé sur son talent, ni puisé dans ses réserves, pour se défaire du LOSC dans l'autre match (2-0, 0-1), malgré quelques frayeurs à Grimonprez-Jooris, et s'offrir son billet pour la Capitale. Cette finale a d'ailleurs un goût de revanche pour les Monégasques, héros malheureux de l'édition précédente remportée par le F.C Metz. Une défaite contre la grosse cote. Ce duel contre PSG est une bonne occasion de réparer une erreur de parcours. Des joueurs du Rocher remontés, des Parisiens motivés, la 68ème édition de la finale de la coupe de France s'annonce prometteuse et somptueuse. C'est malheureusement un bide sur le terrain.

Daniel Bravo efface Jean-François Charbonnier.

Bernard Genghini ouvre rapidement la marque dans le premier quart d'heure de jeu, après une partie de billard à la suite d'un coup-franc tiré par le « Petit Prince » Daniel Bravo. Le Monégasque répond à une première occasion de Susic pour PSG en début de partie. Les deux faits importants d'une première période insipide et sans rythme. Malgré une bonne volonté, les Parisiens sont empruntés et fatigués par leur combat livré contre les Toulousains quelques jours auparavant.

En seconde période, Monaco laisse jouer des Parisiens impuissants devant le but de Jean-Luc Ettori. A la fatigue s'ajoute parfois la maladresse de Nabatingué Toko dans les 16 mètres. PSG est le plus souvent dangereux sur des actions arrêtées. Comme ce coup-franc à la limite de la surface qui oblige le gardien monégasque à se coucher sur sa ligne. Le match file comme un long fleuve tranquille lorsque, sur une dernière contre-attaque, Tibeuf réalise le break pour Monaco. Mais l'attaquant de l'ASM n'avait pas entendu le coup de sifflet final. Monaco remporte la coupe. Un vainqueur princier au Parc. Les hommes de Lucien Muller joueront l'Europe. Paris attend Gérard Houllier pour préparer la saison prochaine.

La détresse des Parisiens (Moutier, Susic et Ségura)...



... et la joie des Monégasques.

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