A.S SAINT-ETIENNE 1973-74.


A.S SAINT-ETIENNE 1973-74.
Debout : Ivan Curkovic, Dominique Bathenay, Gérard Farison, Christian Synaeghel, Christian Lopez, Alain Merchadier.
Accroupis : Oswaldo Piazza, Jean-Michel Larqué, Pierre Repellini, Patrick Revelli, Hervé Revelli.

Y A PAS QU'LE FOOT. Some Gardon are bigger than others.

Bernard Gardon. Un gars qui n'a pas mal.

« Adriaaaan, Adriaaaan.... ». A l'image de Rocky Balboa, Bernard Gardon est un battant. Un mec qui prend des coups mais qui sait en rendre sur le ring comme sur le pré. L'archétype du défenseur au caractère entier et fonceur qui joue sur son physique.

« J'ai toujours eu pour moi mon gabarit, ma force et ma santé » explique d'ailleurs le jeune nantais dans les colonnes de Football Magazine en avril 73. Taillé dans le roc, le natif de Clermont-Ferrand ne cache pas son goût pour l'effort et quelques gouttes de suée sur son corps viril. Une passion qui lui vient à l'adolescence, à l'époque où Nanard était un peu bouboule à cause d'un gros appétit. Un bon repas en famille et hop, quatre kilos en plus sur la balance ! Pas vraiment le meilleur chemin pour épouser une carrière de footballeur. Mais Bernard s'achète une conduite alimentaire et s'impose un régime draconien par la voie du sport et des travaux physiques. Il bosse avec papa, fabriquant de fours de boulangerie, s'essaie comme garagiste puis monteur en charpentes métalliques tout en tâtant du basket, du rugby et de l'athlétisme. Une vocation chez les Gardon puisque l'un de ses (nombreux) frères, Christian, fut champion de France cadet au lancer de poids. Du lourd donc, qui influence Bernard à soulever de la fonte pour se tailler des abdos-tablettes de chocolat et opter bizarrement pour le ballon rond. Pas tant que ça d'après l'intéressé, car pour lui « … le football a évolué de telle façon ces dernières années qu'il favorise plutôt la promotion de joueurs de mon genre ». Pas faux, surtout quand il faut marquer des types comme Gerd Müller et ses gros mollets à la culotte. Il faut en imposer sur le terrain. Avec son physique d'Apollon, l'étalon clermontois ne craint rien. « C'est même un atout de plus pour moi » affirme le Canari entre deux séances d'épaulé-jeté.

Après une longue carrière professionnelle construite entre Nantes, Lille, Monaco et St-Etienne, Bernard Gardon endosse le costume de manager du R.C Strasbourg à la fin des 90's. Jacky Duguépéroux - l'entraîneur du Racing et sorte de sparring-partner à l'époque - le qualifie « comme l'un des hommes qui a fait le plus de mal au club » après la descente en D.II. Visiblement, le challenger n'était pas à la hauteur du champion. Knock-out au dernier round. Avec Nanard, les coups, ça fait vraiment mal.

Rocky Gardon à l'entraînement avant d'affronter Ivan Drago.

DINAMO ZAGREB 1982-83.


NK DINAMO ZAGREB 1982-83

En haut : Srećko Bogdan, Snježan Cerin, Vladimir Deželić, Tomislav Ivković, Zlatan Arnautović, Eddie Krnčević, Mustafa Arslanović, Ante Rumora, Dragan Bošnjak.

Au milieu : Rudolf Belin (ent. adj.), Marijan Vlak, Željko Hohnjec, Hrvoje Dragičević, Emil Dragičević, Zvonko Marić, Mladen Munjaković, Ismet Hadžić, Josip Čačković (Physiothérapeute).

En bas : Džemal Mustedanagić, Drago Dumbović, Zlatko Kranjčar, Stjepan Deverić, Miroslav Blažević (ent.), Velimir Zajec, Marko Mlinarić, Milivoj Bračun, Zvezdan Cvetković, Borislav Cvetković.

BRUNO's BOUTIQUE. LES VOYAGES EN BALLON.

C'est sans aucun doute le meilleur site marchand consacré au football vintage en France. Un rendez-vous incontournable pour les collectionneurs et les internautes nostalgiques des vieux maillots. Plus qu'une attitude, la boutique virtuelle LES VOYAGES EN BALLON est un style de vie que les passionnés visitent religieusement afin de dénicher la dernière trouvaille ou la pièce unique. L'occasion pour certains de refaire le match et réécrire l'histoire du football, du schéma en W.M d'Herbert Chapman aux corners à la Rémoise en passant par les exploits de Cruyff, Platoche ou Maradona. Le tout arbitré par Bruno, capitaine de la sélection mondiale de la mode rétro-foot et distributeur de caviars pour ceux qui n'ont pas oublié que le football est bien plus important qu'une question de vie ou de mort. Portrait du magicien du look vintage, parce qu'un maillot se porte aussi autrement qu'avec un short et des bas. C'est pas Didier Roustan qui dira le contraire.

Pour Bruno, l'aventure LVEB commence en 2006 au détour d'une rencontre lors d'un match entre copains sur Paris. « Fabrice, l'ancien propriétaire, était un peu las, raconte t-il en se plongeant d'une belle détente horizontale dans ses souvenirs. De plus, il n'était pas vraiment un gestionnaire et cherchait quelqu'un pour reprendre le concept ». L'occasion fait le larron. Bruno se lance au moment où sa femme et lui attendent un heureux événement, la naissance de leur fille. Il ferme les portes de la boutique sise dans le XVIIème arrondissement, rachète le stock et se concentre uniquement sur le site en ligne. Le début d'un beau voyage pour ce passionné avant d'être un collectionneur. Fils de joueur et petit-fils d'entraîneur-dirigeant du grand Racing Club de Paris, il possède néanmoins une trentaine de maillots de l'équipe de France (de 1977 à nos jours) visibles sur le portail LVEB. Une petite entreprise qui aujourd'hui tourne rond comme un Telstar 74 sur le pré de l'Olympiastadion. Bruno offre une gamme de cinq-cents maillots de clubs ou sélections nationales (différentes époques confondues) à la vente, une bonne centaine de vestes et autant de t-shirts au profil design. Les inconditionnels d'Olive et Tom ne sont pas oubliés puisque le site propose les équipements complets de la série japonaise créée en 1983. Les Voyages en Ballon, c'est aussi divers accessoires d'époque tels que le classique ballon Tango, des sacs et des chaussures, toujours dans l'esprit football à papa même si le patron ne raisonne pas anti-jeunisme et protège son goal dans la surface : « Toutes les générations achètent et adhèrent à la communauté du site ». De 7 à 77 ans comme dit la chanson, car après tout c'est bien l'amour du maillot qui prime avant tout chez Les Voyages en Ballon.

Une passion qu'il nourrit aussi bien avec des amateurs que des pointures du football. « Je suis bon copain avec Didier Roustan, lance modestement Bruno quand on évoque ses relations sportives. C'est d'ailleurs avec lui que j'ai visité le musée de Loulou Nicollin. Un vrai trésor ». Tu m'étonnes ? C'est la grande classe, comme son carnet d'adresses bien rempli et les activités annexes qu'il développe avec son site. « Je gère aussi les abonnements, la partie cadeaux, chez So Foot ». Bruno est un homme de terrain et de réseaux qui multiplie les partenariats et bonnes actions. La dernière en date, c'est la création d'un tournoi de football vintage, histoire de joindre l'utile à l'agréable, qui fête sa troisième édition en 2014. « C'est formidable de voir jouer des gars avec le maillot de Bastia 78 contre l'Argentine 86 ! La première année, il y avait 64 équipes inscrites, s'anime t-il depuis son banc de touche, la place qu'il s'accorde sur son journal Facebook. La seconde s'est déroulée sur deux dates avec 56 et 48 équipes ». La prochaine en juin s'étale sur trois rendez-vous désormais incontournables. Preuve du succès de l'opération et du savoir-faire de l'organisateur, déjà en plein préparatifs pour accueillir les participants dans les meilleures conditions. Avec présence obligatoire d'une buvette autour de laquelle chacun se remémore ses vieux souvenirs de matches et pérore sur son team préféré.

Bruno n'en a pas vraiment, hormis l'équipe de France. « Notamment celle de 1977 lors de la tournée en Amsud et de la rencontre au Maracana. C'est à partir de là que l'on construit les fondamentaux, selon lui. Il y aussi 1982 mais surtout 1986. Pour moi, c'est l'apogée et je ne comprends toujours pas pourquoi on a pas remporté cette coupe du Monde cette année là ». Et lorsque on évoque la suite et les héritiers de cette génération dorée, le carré magique et tout ça, Bruno fait un peu la moue et évoque « une grande traversée du désert jusqu'en 1998 ». Et de regretter à demi-mots que « Papin n'a jamais joué dans une grande équipe de France, et Canto foiré sa carrière internationale ». Un avis de spécialiste à débattre. Mais attention, c'est pas n'importe qui en face.