L'équipe du dimanche après-midi. S.S.C PALERMO 1969-70.

S.S.C PALERMO 1969-70.
Debout : Mario Giubertoni, Edoardo Reia, Enzo Ferrari, Gaetano Troja, Silvino Bercellino, Franco Landri.
Accroupis : Ido Sgrazzutti, Giorgio Constantini, Franco Causio, Carlo Lancini, Giovanni Ferretti.

A Palerme, on a peu goûté à la série A depuis la création du club en 1900 et quelques changements d'identité en cours de route. De brèves apparitions avant et après le second conflit mondial (de 1931 à 36 puis de 1948 à 52), et l'ascenseur par la suite à la fin des années cinquante (1956-57 et 1958-59) et au début des sixties (deux saisons entre 1961 et 63). Pas grand-chose donc à se mettre sous la dent pour les supporters du club sicilien, qui accueillent cependant la promotion de l'équipe au maillot rose - comme le leader du Giro - pour la saison 1969-70 avec un sourire aux lèvres et le bouquet du vainqueur à la main.

Pour affronter les « grandi » du calcio nazionale, Palerme s'est adjoint les services d'un vieux baron du coaching à l'italienne : Carmelo Di Bella. Arrivé en 1967, Di Bella a mené sa carrière de joueur entre Catane, là où il est né le 30 janvier 1921, et Palerme. L'homme a des principes : la fidélité et l'amour du travail à l'ancienne. Celui que l'on surnomme en Sicile « le magicien du Sud » est un émule d'Helenio Herrera, une variante de son autre pseudo (« le Herrera du Sud »). Voilà qui en dit long sur la tactique adoptée par l'équipe pour son retour en série A : un bon cadenas défensif pour assurer de solides bases arrières. Di Bella est un homme simple aux principes inhérents à sa nature, et le catenaccio correspond à sa mentalité.

Sur le pré malheureusement, la défense sicilienne bâtie autour de la recrue Ivan Bertuolo (qui arrive de Bergame) et des vieux guerriers de la Série B (Franco Landri, Mario Giubertoni et Ido Sgrazzutti) prend l'eau. Les jeunes, comme Franco Causio qui débarque de la Reggina, sont encore trop tendres. Palerme encaisse quarante-cinq buts. Un record pour la saison dont le « Herrera du Sud » se serait bien passé. De quoi passer au mieux pour un « Herrera du pauvre » pour les rigolards qui pouffent également sur l'efficacité des attaquants. Gaetano Troja (photo à gauche) et Sergio Pellizzaro (en provenance de l'Inter. Photo du bas) marquent à eux deux la moitié des buts inscrits (six chacun sur un total de vingt-trois) par le club sur l'année. Avec une défense absente et une attaque bien (rose) pâle, Palermo Calcio termine son exercice à l'avant-dernière place (15ème) avec seulement cinq petites victoires au compteur.


Un tour d'Italie pendant lequel les maillots roses tutoient régulièrement la lanterne rouge, après un départ catastrophique où le club enchaîne quatre défaites consécutives et obtient seulement son premier succès lors de la onzième journée (une victoire 3-0 contre la Sampdoria). Une saison qui ressemble à chemin de croix ou une étape de montagne pour un routier-sprinter. L'élimination prématurée au premier tour de la Coppa Italia n'arrange pas les affaires du sorcier de Catane qui ronge son frein sur le banc, mais touche parfois les étoiles avec ses joueurs. Comme avec cette victoire contre Cagliari, le futur vainqueur du championnat. Un but de Gaetano Troja en fin de première période. Redescendu sur terre, Di Bello constate néanmoins les dégâts et déplore la faiblesse de son équipe qui peine à enchaîner les résultats. Au contraire, les défaites s'accumulent et Palerme termine la saison avec quatre petits points pris à l'extérieur (et seulement seize à domicile).

Une nouvelle fois, le pensionnaire de « La Favorita » retourne en série B aussitôt après l'avoir quitté. En janvier 1971, Carmelo Di Bello démissionne à la suite d'un revers contre la Reggina et retourne chez lui à Catane, c'est bien connu, l'herbe y est plus plane, où il prend dans la foulée les rênes de l'équipe locale. Palerme retrouve encore la Série A au cours de l'exercice 1972-73. Et toujours le coup de l'ascenseur avant la descente aux enfers et la dissolution du club au mitan des années quatre-vingt. Et une nouvelle résurrection.

S.S.C PALERMO 1969-70 by PANINI

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