BRUNO's BOUTIQUE. LES VOYAGES EN BALLON.

C'est sans aucun doute le meilleur site marchand consacré au football vintage en France. Un rendez-vous incontournable pour les collectionneurs et les internautes nostalgiques des vieux maillots. Plus qu'une attitude, la boutique virtuelle LES VOYAGES EN BALLON est un style de vie que les passionnés visitent religieusement afin de dénicher la dernière trouvaille ou la pièce unique. L'occasion pour certains de refaire le match et réécrire l'histoire du football, du schéma en W.M d'Herbert Chapman aux corners à la Rémoise en passant par les exploits de Cruyff, Platoche ou Maradona. Le tout arbitré par Bruno, capitaine de la sélection mondiale de la mode rétro-foot et distributeur de caviars pour ceux qui n'ont pas oublié que le football est bien plus important qu'une question de vie ou de mort. Portrait du magicien du look vintage, parce qu'un maillot se porte aussi autrement qu'avec un short et des bas. C'est pas Didier Roustan qui dira le contraire.

Pour Bruno, l'aventure LVEB commence en 2006 au détour d'une rencontre lors d'un match entre copains sur Paris. « Fabrice, l'ancien propriétaire, était un peu las, raconte t-il en se plongeant d'une belle détente horizontale dans ses souvenirs. De plus, il n'était pas vraiment un gestionnaire et cherchait quelqu'un pour reprendre le concept ». L'occasion fait le larron. Bruno se lance au moment où sa femme et lui attendent un heureux événement, la naissance de leur fille. Il ferme les portes de la boutique sise dans le XVIIème arrondissement, rachète le stock et se concentre uniquement sur le site en ligne. Le début d'un beau voyage pour ce passionné avant d'être un collectionneur. Fils de joueur et petit-fils d'entraîneur-dirigeant du grand Racing Club de Paris, il possède néanmoins une trentaine de maillots de l'équipe de France (de 1977 à nos jours) visibles sur le portail LVEB. Une petite entreprise qui aujourd'hui tourne rond comme un Telstar 74 sur le pré de l'Olympiastadion. Bruno offre une gamme de cinq-cents maillots de clubs ou sélections nationales (différentes époques confondues) à la vente, une bonne centaine de vestes et autant de t-shirts au profil design. Les inconditionnels d'Olive et Tom ne sont pas oubliés puisque le site propose les équipements complets de la série japonaise créée en 1983. Les Voyages en Ballon, c'est aussi divers accessoires d'époque tels que le classique ballon Tango, des sacs et des chaussures, toujours dans l'esprit football à papa même si le patron ne raisonne pas anti-jeunisme et protège son goal dans la surface : « Toutes les générations achètent et adhèrent à la communauté du site ». De 7 à 77 ans comme dit la chanson, car après tout c'est bien l'amour du maillot qui prime avant tout chez Les Voyages en Ballon.

Une passion qu'il nourrit aussi bien avec des amateurs que des pointures du football. « Je suis bon copain avec Didier Roustan, lance modestement Bruno quand on évoque ses relations sportives. C'est d'ailleurs avec lui que j'ai visité le musée de Loulou Nicollin. Un vrai trésor ». Tu m'étonnes ? C'est la grande classe, comme son carnet d'adresses bien rempli et les activités annexes qu'il développe avec son site. « Je gère aussi les abonnements, la partie cadeaux, chez So Foot ». Bruno est un homme de terrain et de réseaux qui multiplie les partenariats et bonnes actions. La dernière en date, c'est la création d'un tournoi de football vintage, histoire de joindre l'utile à l'agréable, qui fête sa troisième édition en 2014. « C'est formidable de voir jouer des gars avec le maillot de Bastia 78 contre l'Argentine 86 ! La première année, il y avait 64 équipes inscrites, s'anime t-il depuis son banc de touche, la place qu'il s'accorde sur son journal Facebook. La seconde s'est déroulée sur deux dates avec 56 et 48 équipes ». La prochaine en juin s'étale sur trois rendez-vous désormais incontournables. Preuve du succès de l'opération et du savoir-faire de l'organisateur, déjà en plein préparatifs pour accueillir les participants dans les meilleures conditions. Avec présence obligatoire d'une buvette autour de laquelle chacun se remémore ses vieux souvenirs de matches et pérore sur son team préféré.

Bruno n'en a pas vraiment, hormis l'équipe de France. « Notamment celle de 1977 lors de la tournée en Amsud et de la rencontre au Maracana. C'est à partir de là que l'on construit les fondamentaux, selon lui. Il y aussi 1982 mais surtout 1986. Pour moi, c'est l'apogée et je ne comprends toujours pas pourquoi on a pas remporté cette coupe du Monde cette année là ». Et lorsque on évoque la suite et les héritiers de cette génération dorée, le carré magique et tout ça, Bruno fait un peu la moue et évoque « une grande traversée du désert jusqu'en 1998 ». Et de regretter à demi-mots que « Papin n'a jamais joué dans une grande équipe de France, et Canto foiré sa carrière internationale ». Un avis de spécialiste à débattre. Mais attention, c'est pas n'importe qui en face. 

1 commentaires:

  1. personne ne pouvait gagner contre Maradona en 1986 tout comme personne ne pouvait espérer battre l'edF en 1984, ni même battre Paolo Rossi en 1982. l'apogée de l'époque Platini c'est 1984, 9 buts en 5 matches c'est un record digne de Justo Fontaine, manque de bol cette année là c'était championnat d'Europe et pas Coupe du Monde, car je suis archi-persuadé qu'en 1984 s'il y avait eu coupe du Monde, Deschamps aurait été en 1998 seulement le deuxième capitaine français à soulever la coupe après Platini...

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