REAL100MUSEOA. (Real Sociedad).

Sis dans l'un des virages du stade Anoeta, (celui faisant face à l'avenue de Madrid pour celui qui connaît San Sebastien), à côté de la boutique officielle, le Real100museoa a été inauguré le 7 septembre 2009 à l'occasion des célébrations du centenaire de la Real Sociedad. Une bonne aubaine pour les fans, et les amoureux du football, de se plonger dans l'histoire du club basque, terreur de la Liga dans les années 80 (deux titres et deux places de dauphin) lorsque celui-ci évoluait dans le vieux Atotxa (de 1913 à 1993). Une surface de 400 mètres carrés qui abrite une belle collection d'objets divers et variés provenant des fonds du club, quelques institutions locales et des malles à souvenirs des socios (c'est la particularité du musée) invités à apporter leur pierre à l'édifice txuri-urdin.

Selon une thématique et une scénographie originales, le visiteur peut ainsi (re)découvrir les principaux événements liés à l'histoire du club à travers la reconstitution des trois stades dans lesquels la Reala a évolué depuis sa création (Ondarreta, Atotxa et Anoeta). Une balade dans les couloirs du temps, entre les cagettes de fruits et légumes, dans les gradins d'Atotxa reconstitués à l'identique, et pour enfin finir sur la pelouse d'Anoeta avec une visite accompagnée du gardien du temple donostiarra (fort sympathique et affable en anecdotes sur son équipe).


Outre les maillots en pagaille (de toutes époques) et la classique salle des trophées inhérente à chaque équipe de football, le musée cache des tonnes de souvenirs donnés par les sympathisants du club. Baptisée la zone des amateurs, celle-ci regorge de cartes d'abonnements, des billets de matches, des cromos et autres souvenirs issus du merchandising. Un vrai marché aux puces complété par la section coupe d'Europe (où l'on retrouve une grande collection de programmes, fanions et encore des billets d'entrée) qui se termine avec une rampe (la rampe des amateurs) qui affiche une mosaïque de photos de socios depuis le début de l'histoire du club. Les mélomanes, quant à eux, pourront prendre leur pied avec une sélection de partitions et d'enregistrements sonores à la gloire de la Real Sociedad. C'est du local, du brutal même parfois, qui mérite le voyage et le dépaysement.

REAL SOCIEDAD (1910).

Club omnisport comme la plupart des grandes équipes, le Real100museoa abrite également quelques objets et souvenirs d'autres disciplines sportives (athlétisme, hockey, pelote basque...) sans oublier d'honorer la mémoire de la section féminine du club. A deux euros le ticket, ce musée vaut bien un petit détour si vous passez dans le coin, ou pour les estivants un peu las de la météo capricieuse dans la région.

Liens :
www.realsociedad.com
museoreal100@realsociedad.com

ESTADIO ANOETA

UNE BONNE RAISON POUR Y CROIRE (ENCORE UN PEU).

Le parallèle est un peu bancal, je l'avoue, mais bon après tout pourquoi pas. Ça permet de causer un peu du pays et de cette pauvre équipe de (F)rance qui, croit-on, aurait déjà perdue toutes ses illusions à Kiev. 

« Y en a marre » s'emporte, à juste raison, Pascal Praud sur un plateau de télé avec un i devant. Mais rappelle toi mon petit canari, ce match semble avoir un précédent, un peu tiré par les cheveux, mais tout de même. Oui souviens toi de DYNAMO KIEV-ASSE 1976 et son bourbier, celui dans lequel se sont fourrés les hommes de Didier Deschamps. Mêmes nations (même si la première était placée sous le joug soviétique à l'époque), score identique (0-2) et même enjeu, ou presque : la qualif' à tout prix. Mais pour obtenir son visa pour le Brésil, faudrait-il naturaliser illico-presto Piazza pour remplacer Koscielny (mais il a bien collé une tarte à l'autre) en défense centrale en vue du match retour. En positionnant Larqué au poste de relayeur, Patrick Revelli à l'aile et Rocheteau au centre, l'affaire pourrait prendre une autre tournure dans le chaudron du stade de France, vert d'inquiétude au fil des minutes qui passent trop vite et des contre-attaques ukrainiennes de plus en plus tranchantes. Des sueurs froides, comme à cet instant où Christian Lopez, d'un geste désespéré, stoppe la progression de ce diable de Zozulya qui file vers le but. Dans la foulée, le néo Franco-Argentin, sur une montée rageuse dont lui seul a le secret, offre le but de l'espoir à l'aîné des Revelli, Hervé le renard des surfaces, qui venait tout juste de remplacer un Benzema encore en manque de réussite. (Entre-parenthèses, quand on prononce Revelli très vite à haute voix, ça fait Ribery. Peut-être un signe). Et Scarface dans tout ça ? Il tente beaucoup et obtient une brouette de coup-francs. Sur l'un d'eux, Larqué remet les pendules à l'heure d'une frappe très pure qui transperce les filets. Voilà les prolongations et son moment d'anthologie. Kaizer Franck qui déborde sur la droite, à l'entrée de la surface. Il pousse son ballon trop loin mais réussit à centrer, en lançant sa jambe et ses tripes dans la bataille. Rocheteau, perclus de crampes quelques minutes auparavant, est à la réception, au point de pénalty, et catapulte la balle dans le but ukrainien. C'est fait. La France ira au Brésil et Deschamps est porté en triomphe comme Hidalgo en 77. C'est pas gagné (mais peut-être pas perdu non plus).

(To my friend Vitali).

Lopez et Blokhine. Qui c'est qui va gagner?