Le dico argot-foot du professeur Migeon. (Part 15).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

ENVOYER AU CASSE-CROÛTE:
Faire une passe un peu courte qui oblige le partenaire à un effort pour récupérer le ballon.
  • « A Istanbul, on dit envoyer au chiche-kebab ». (Dündar Siz, exilé en Turquie).
  • « Tiens, ça me donne la dalle tout ça ». (Ronaldo, actuellement en cure de régime).
  • « Oh, tu me prends pour un jambon ou quoi ? Puté... ». (Eric Cantona, pince-sans-rire et le col relevé).
  • « A force d'envoyer ses partenaires au casse-croûte, on finit par prendre des bûches ». (Jean Castaneda, qui passe souvent de la parole aux actes).
- Le cas en image -

« Allez, un bon p'tit feu et après j'me fais un super casse-croûte et un bol de chocolat chaud ».
- Jean Castaneda, le roi de l'embûche -

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