Le dico argot-foot du professeur Migeon. (part 2).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

BOUFFER DU BROUILLARD:
Se dit d'un défenseur qui ne voit pas le jour face à son adversaire.
  • « J'aimerai y voir un peu plus clair dans cette histoire ». (Le juge chargé de l'affaire de la caisse noire des Verts).
  • « A cause des tifos des supporters, j'ai pas vu le jour de la saison ». (Luc Sonor).
  • « Dis-donc toi, t'aurais pas bouffé du brouillard des fois ? Non parce que quand tu pètes, tu fais de la buée ». (Jean-Marie Bigard au stade de France).
Le cas en image.
- Râ, j'ai de la merde dans les yeux aujourd'hui ou bien ? - Bah non, c'est le brouillard Dom'!
- Dominique Bathenay et Oswaldo Piazza à Eindhoven (1976) -

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