SALVATORE ADAMO. Diable Rouge et variétés (club de France).

« Le foot, c'est chouette comme les filles du bord de mer ». Salvatore Adamo n'y va pas par quatre chemins pour déclamer son amour du ballon rond, et s'inspire de ses propres textes pour partager sa passion à qui veut l'entendre. Un truc qui lui est tombé dessus tout petit, depuis ses premiers pas en Sicile à Comiso, sa ville natale, jusqu'à son arrivée en Belgique où Papa travaille à la mine pour fuir une existence misérable en Italie, et le jeune Salvatore suit une éducation stricte dans une école chrétienne. A l'époque, Adamo mord dans la balle comme un fondu, s'inscrit dans l'équipe locale avec un rêve en tête : « Celui de faire se lever un stade en marquant un but! Et j'en ai marqué pas mal! » rajoute t-il en faisant mine de se limer les ongles avec le pouce, pas peu fier de son instinct de buteur. Une qualité qui le pousse à voir très loin, et pourquoi pas embrasser une carrière professionnelle, d'autant plus que son avenir dans la chansonnette semble au point mort d'après un public trié sur le volet : « Je voulais devenir pro, surtout quand le curé m'a dit qu'avec ma voix, je ne pourrais jamais rien faire dans la chanson! ». Une parole pas vraiment d'évangile. Au lieu de faire se dresser les tribunes, Adamo devient finalement un chanteur populaire qui fait swinguer les salles de music-hall avec ses chansons portées sur son sport favori : « Sans toi ma mie-temps », « Vous permettez Monsieur l'arbitre » ou encore « Inch Allah les Verts ». Et quand on lui demande de raconter ses plus belles émotions sur le pré, Salvatore n'hésite pas une seconde en évoquant le plaisir de la passe décisive et la joie du buteur sur qui il laisse trainer ses mains sur les hanches pendant l'accolade : « Un truc qui inspire pour l'écriture de nouveaux textes ». Et voilà le chanteur parti plancher à son bureau pendant que tombe la neige dehors. Bon bah merci Salvatore, nous on va faire banquette dans l'auto-goal et rentrer chez nous alors.



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