BIO EXPRESS DEGRADABLE. Hansi Müller.

HANS-PETER « HANSI » MÜLLER.
Hans-Peter Müller, « Hansi » pour les intimes ou les jolies filles qui le trouvent trop beau quand il court sur un terrain, est un sex-symbole Outre-Rhin. Pas vraiment de concurrence non plus surtout quand on évolue aux côtés de Hrubesch, Briegel ou Uli Stielike avec la Mannschaft. Brun, charmeur et l'allure un peu bohème, Hansi est une exception au milieu des bulldozers de la Bundesliga. La Porsche aux jolies courbes parmi une division de panzers en quelques sorte. Sa carrière commence au SV Rot, parce que le petit club de quartier de Stuttgart, sa ville natale, joue en rouge et éprouve du dégoût à évoluer à l'ombre du grand VfB. Là où tout commence pour le jeune milieu offensif au mitan des 70's à tout juste 18 ans. En 1977, alors que la firme allemande remporte Le Mans avec Jacky Ickx au volant, Hansi, torse bombé et droit comme un I, passe à la vitesse supérieure en intégrant l'équipe fanion. Ses compagnons d'écurie à l'époque ont pour nom Karl-Heinz Förster, Ottmar Hitzfeld et l'incorruptible Uli Hoeness. Sous les ordres de Jürgen Sundermann, Müller et VfB Stuttgart flirtent avec le sommet sans jamais atteindre la cime. Des places d'honneur (4è en 78, 2è en 79, 3è en 80 et 81) qui finissent par lasser le bel étalon « sauvache », lequel prend l'accent italien après le mondial espagnol.


Une destination presque naturelle pour Hansi, après le titre de champion d'Europe conquis par la RFA à Rome (1980) et le trophée du meilleur jeune joueur européen de l'année qui en découle. « Le Brésilien du Neckarstadion » signe à l'Internazionale où son cocktail de gestes techniques tourne à la bière sans alcool. A Milan, la fête est moins folle et la samba triste. Deux ans de galère, de catenaccio San Siro ni saveur (1982-84) et l'international allemand (42 sélections) finit par ramer sur les bords du lac de Côme (1984-85). La Lombardie finalement, Hansi en a vite fait le tour et termine comme une feuille morte. Un classique au pays des Moser et Saronni. Détrôné de son poste en équipe nationale, Hansi Müller quitte alors l'Italie, pas vraiment en chianti, pour retrouver un esprit plus familial en Autriche au FC Tirol. Chez les cousins teutons, Hansi retrouve le goût du folklore et danse à nouveau sur le pré, là-haut sur la montagne, avec un doublé coupe-championnat (1989) avant de mettre un terme à sa carrière dans la foulée d'un dernier titre de champion (1990).



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