IRLANDE DU NORD 1986.


IRLANDE DU NORD 1986.
Debout : McDonald, Donaghy, Jennings, Clarke, O'Neill, Whiteside.
Accroupis : McCreery, Penney, Worthington, McIlroy, Nicholl.

THE UNDERTONES. Teenage kicks and Derry City.

The Undertones, en tenue, avec un ballon de water-polo.

Comme la plupart des gosses issus des quartiers catholiques de l'Ulster, les frangins O'Neill ont grandi avec un pavé dans la main et une bonne dose de rancoeur dans le verbe. Si tous regards sont tournés vers l'Angleterre lors de l'explosion punk en 1977, les tentatives (nihilistes) de déstabilisation de la monarchie et de révolte anarchique prennent un autre sens et ont un goût bien particulier du côté de l'Irlande du Nord, habituée aux cocktails explosifs qui sentent le soufre. C'est dans cette ambiance de résistance anti-unioniste que John (guitare) et Damian (guitare) et leurs potes Feargal Sharkey (chant), Michael Bradley (basse) et Billy Doherty (batterie) montent The Undertones dans leur ghetto pourri de (London)Derry en novembre 1975. Après quelques années de galère - tournées des pubs locaux, labels sourds à leur maquette,... - The Undertones obtient le petit coup pouce du destin en la personne de John Peel himself, qui bombarde le single « Teenage kicks » tiré du E.P éponyme (1978) sur son émission Radio 1 BBC. Un titre tatoué à vie dans les entrailles du DJ anglais qui propulse le groupe sur le devant de la scène qui signe dans la foulée chez Sire, label phare post-punk-new wave à l'époque. La carrière du groupe est lancée. Un premier album salué à l'unanimité par la critique « The Undertones » sort en 1979, suivi par « Hypnotised » (1980), « Positive touch » (1981) et « The sin of pride » (1983). Quatre albums dirigés par l'évolution musicale du groupe, les morceaux pop mi-cold mi-soul, parfois psychés, prenant petit à petit la mesure des premiers hymnes à l'urgence punk inspirés par les Ramones. Le combo splitte après une tournée au Royaume-Uni en juin 83 et quelques pépites dressant le portrait d'une jeunesse en perdition, un des thèmes majeurs du groupe qui n'oublie pas sa passion pour le foot. En bons fans de Derry City F.C, The Undertones rendent hommage à leur club sur le single « My perfect cousin » (1980) dont la pochette laisse apparaître un joueur de subbuteo aux couleurs de Derry. Pour en rajouter une couche, le clip montre Feargal Sharkey en tenue officielle du club dans le rôle d'un footballeur pas très à l'aise avec la technique. Lui préférait donner de la voix dans le kop ou sur microsillons. Et celle-là personne ne l'oubliera, avec son timbre unique, et surtout pas les supporters de Derry qui reprennent souvent en choeur les paroles de « Teenage kicks » dans les tribunes les jours de match. Une histoire d'amour pas encore consommée. « I want to hold you, want to hold you tight / Get teenage kicks all through the night ».


Le Kop de Derry City.


LA FICHE DETAILLEE. Bobby Charlton.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
BOBBY CHARLTON
- Le rescapé -
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MANCHESTER UNITED 1972-73. By Soccer Stars.


MANCHESTER UNITED 1972-73 
by SOCCER STARS

MAILLOT DE LEGENDE. Manchester United.

Si Manchester United demeure un club de légende, les Red Devils ne font plus tellement rêver à l'aube des seventies. La victoire des Mancuniens en coupe d'europe des clubs Champions 1968 à Wembley installe le club au sommet de la hiérarchie avant son lent déclin entamé au lendemain de son succès en C1. Saison 1972-73, George Best picole comme un trou, Bobby Charlton peste contre les frasques du 5ème Beatle et Denis « fuck the » Law a déjà des envies d'ailleurs, chez l'ennemi voisin City. Pour la première fois de son histoire, United porte le badge du club sur son maillot. Une idée de l'équipementier de l'époque, Umbro, sis à Manchester. Visuellement ça a de la gueule, avec le col mi-pelle à tarte et aucune publicité pour souiller les flammes rouge du diable. Sur le terrain par contre, c'est une autre chanson brit-pop. Old Trafford ne ressemble pas à un théâtre des rêves mais plutôt à une arène de galériens devenus des ombres de leur gloire passée. Charlton et Law se cassent à la fin de la saison, Georgie est viré au début de l'année 74 et Manchester United descend dans la foulée, le blason sur le coeur. Une saison au purgatoire sur un but de l'un de ses enfants prodiges. Sous les couleurs des Citizens, Denis la loi envoie les Red Devils en Enfer. Un mythe s'effondre, le maillot demeure tel quel encore une année. Celle du renouveau qui annonce les succès futurs. A commencer par un titre de champion de D2 (1975) avec une nouvelle génération moins bohème. On attendra l'avènement du King Cantona pour retrouver un football rock'n'roll dans le Theatre of Dreams.

Georgie Best fait le phoque.

MANCHESTER UTD-DERBY COUNTY 1972-73.

FAN PICS. Manchester United.


United colors of Manchester ! La cité mancunienne est une ville rock par excellence qui recrute les supporters de foot parmi les acteurs musicaux de la ville. Mais Manchester n'est pas uniquement le bastion imprenable de l'indie-pop anglaise. D'autres font de la résistance et défendent leur style avec une foi quasi-religieuse qui trempe néanmoins dans le satanisme et le hard-rock. Abonné n° 666, Denis fucks the Law sur les riffs de Judas Priest. Very Madchester et welcome to hell à Stretford end !

HOLIDAYS IN THE SUN. George Best.


Accompagné du top-model Angie Lynn, George Best fait taire cette folle rumeur selon laquelle il n'aurait jamais vu la mer lors de son passage aux LA Aztecs, la faute à un bar coincé entre son domicile et la plage. Si Georgie n'était pas avare en confidences et autres petites phrases croustillantes, il savait aussi se détendre (toujours en galante compagnie) et prendre l'eau, à défaut d'en boire, avec un collier de fleurs autour du cou pour ressembler à un vrai Beach Boys et sentir de " good vibrations ".

Même en vacances, Georgie Best s'autorise toujours une petite partie de jambes en l'air.

Pub. Esso. Paul Breitner.

ESSO
- Paul Breitner -
(1974)

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Bernd et Karl-Heinz Förster.


BERND ET KARL-HEINZ FÖRSTER.
Les frangins Bernd et Karl-Heinz Förster sont nés tous deux à Mosbach dans le Land du Jean-Pierre Bade-Wurtemberg à quelques bornes quand même de l'île de la Réunion. Blonds comme les blés, c'est sur l'herbe des terrains de la Bundesliga que nos deux défenseurs allemands décident de monter en pression, bien fraîche danke schön. C'est Bernhard Georg Joseph, l'aîné, qui ouvre la voie dès 1974 sans Vincent, François, Paul et les autres sorti pourtant la même année, et entame sa carrière au Waldhof Mannheim. Une pirouette-cacahuète des 30m pleine lucarne au Bayern Münich (1975-76) puis au FC Saarbrücken (1976-78) où il côtoie l'Angevin (parce l'Ange Vert était déjà pris) Marc Berdoll, et Bernd se retrouve au VFB Stuttgart (1978) où il rejoint son frérot Karl-Heinz, présent au club depuis l'année précédente, mais rouge comme une tomate à l'idée de partager le même maillot que son aîné. A Stuttgart, les Förster roulent en Porsche mais ne participent pas aux 24 heures du Mans à cause de Steve McQueen – ces foutus Germains ont une dent contre les Ricains – et des rillettes locales. Non pas que l'Allemand craigne la charcuterie en général, même au p'tit matin, mais il est plutôt branché vingt-knack heures du Nüburgring et c'est tout à fait normal. Une histoire de goût et d'honneur de la patrie, Deutschland über alles tout ça. Ils goûtent d'ailleurs tous les deux aux honneurs de la Mannschaft et remportent au passage l'Euro 80 en Italie, puis s'octroient le titre de champion quatre plus tard (1984) avec un Stuttgart libéré de Didier Six, au moment où la France devient à son tour championne d'Europe dans un Paris libéré quant à lui depuis 40 ans. Fort de ses trophées, Bernd quitte alors brusquement la scène en bateau-mouche à 30 ans (né le 3 mai 1956) en 1986 pendant que le cadet des Förster rejoint l'OM de Tapie, Papin et St-Maclou évidemment pour étoffer son palmarès. Un doublé coupe-championnat en 1989 puis un nouveau titre de champion (1990), Karl-Heinz termine alors à 32 ans ( né le 25 juillet 1958) sa carrière au pastis. Ça tombe bien, ça rime avec saucisse.

LA FICHE DETAILLEE. Hansi Müller.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
HANSI MÜLLER
- Le Brésilien de Stuttgart -
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HOLIDAYS IN THE SUN. Karl-Heinz Förster et Lothar Matthäus.

En marge de la préparation de la Mannschaft pour la coupe du Monde au Mexique, Karl-Heinz Förster prend un peu de bon temps, histoire d'évacuer la pression et bronzer sous le soleil mexicain. Une manière d'ajouter l'utile à l'agréable pour le défenseur du VFB Stuttgart qui profite de la piscine de l'hôtel où réside l'équipe allemande pour faire trempette en toute décontraction. Mais c'était sans compter sur ce gros relou de Matthäus qui surgit par-derrière, avec les gros sabots qu'on imagine, pour arroser son coéquipier. Le genre de vanne typiquement germanique dont Ribery s'inspire depuis toujours. Aujourd'hui, Lothar Matthäus la déconne est indésirable dans son pays, obligé d'entraîner en Israël, en Bulgarie ou au fin fond des ex-pays de l'Est. On comprend mieux pourquoi maintenant. Et c'est pas Karl Heinz qui le regrettera. Décidément, Lothar est un vrai con qui ne se repose jamais, même en vacances.

VFB STUTTGART 1983-84. By Panini.


VFB STUTTGART 1983-84.


PRO CYCLING MANAGER. Guido Buchwald.


Guido Buchwald avait un prénom prédestiné pour enfourcher un vélo et embrasser une carrière cycliste à la Dietrich Thurau. Mais le Berlinois a opté pour le foot, préférant le strap à la guidoline, et le VFB Stuttgart pour lequel il passa la majeure partie de sa carrière la tête plongée dans son prénom. Guido avait beau tenter baisser la tête, il n'avait rien du coureur comme Didi belle gueule ou Guido Bontempi le sprinteur italien, tout au plus la morphologie d'un cyclotouriste du dimanche qui présente sa bécane à sa douce dans la campagne bucolique allemande. Le vélo pour Guido « livre de la jungle » (traduction littérale) est avant tout un plaisir à vivre en solitaire comme une échappée matinale. Sans porte-bagage. Maman peut aller s'asseoir dans l'herbe ou cueillir les pâquerettes pour la déco de la maison. Guido a décidé que jamais il ne rentrerait avec le bouquet du vainqueur.

WERDER BREMEN 1987-88. By Panini.


WERDER BREMEN 1987-88.