RED STAR 1971-72. By Ageducatifs.


RED STAR 1971-72

Debouts : Laudu, Guillolet, Orlanducci, Ahache, Garrigues, Monnin, Mouilleron.

Accroupis : Garcia, Gondet, Gonzales, Houen.


PARIS FOOTBALL CLUB 1980-81.


PARIS FOOTBALL CLUB 1980-81

En haut : Lemerre (ent.), Legrand, Laffargue, Sy, Campaner, Affard, Prieur, Guignedoux, Petit (kiné).

Au milieu : Rousseau, Knockaert, Amorfini, Barbosa, Kedadouche, Mongely, Perchetti, Pinson, Lacroix, Combes.

En bas : Gut, Vendrely, Polo, Ouali, Jean, Zepellini (pdt), Drouilhart, Tanasi, Khirat, Lefèvre, Lachi.

LUIS FERNANDEZ au Racing.

A l'heure des (re)négociations de contrat au crépuscule de la saison, la plupart des joueurs du championnat en fin de bail récitent le même couplet, un truc appris dans les centres de formation : " cette équipe, c'est ma vie, mes tripes. Je kiffe ce maillot ". Une véritable love-story entre un athlète et son club qui se termine toujours mal, comme les histoires d'amour en général mais les Rita Mitsouko le disent mieux. Une infortune qui n'épargne personne, pas même Luis Fernandez à l'orée de la saison 1985-86 conclue par un titre de champion de France avec le PSG. Paris est européen et en C1. Or Luis, qui est libre, n'a pas encore signé de prolongation avec Paris Saint Germain. Et pour cause. Au lieu de participer à la coupe des Champions, Luis décide de bâtir un projet et une autre équipe compétitive dans la Capitale. La nouvelle tombe le 13 avril : " Luis Fernandez jouera la saison prochaine au Racing ". Jean-Luc Lagardère, le boss des Ciel et Blanc et patron de Matra, a mis le paquet et frappe un grand coup. Il veut son deuxième grand club à Paris et met la main à la poche pour attirer les voisins, notamment la figure charismatique du PSG. Barcelone, Bordeaux et Marseille..., les offres ne manquent pas pour le gamin des Minguettes. Le PSG est dans la course mais ne peut s'aligner sur le salaire. Luis choisit alors de rester chez lui, à Paris qu'il aime tant et son PSG dont il n'oubliera jamais "... que c'est lui qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui ". Une belle salope en fait. Choisir la maison d'en face pour narguer Borelli le père. Au moins Fernandez fait-il des économies sur les frais de déménagement. Pour un type qui touche avec son nouveau contrat le plus gros salaire du championnat de France. Luis est un mec classe et pas trop radin en prime. Mais bon, c'est Luis quand même, France-Brésil 86, Paris est magique, tout ça... Purée, Luis au Racing, c'est dur à avaler quand même.

Quand Luis Fernandez ne cause pas sur un terrain, il fait le ventriloque avec un pingouin. Et la danse des canards alors ?

MATRA RACING 1988-89.


MATRA RACING 1988-89.
En haut : Krimau, Anziani, Casoni, Ginola, Buscher, Bossis, Milojevic, Lima, Olmeta.
Au milieu : Piette (dir. gén.), Troch (ent. adj.), Murati, Guérin, Blondeau, Jorge (ent.), Dogon, Fernier, Ben Mabrouck, Debu, Darcy, Carpentier (kiné), Laffargue (ent. adj.).
En bas : Umpierrez, Francescoli, Aïd, Fernandez, Pérard, Silooy, Bouderbala, Placido.


MAILLOT DE LEGENDE. Matra Racing.

Un temps - des années 30 au début des années 60 - le fleuron du foot parisien. Un ton au-dessus du Red Star ou du Stade Français, le Racing Club de Paris (baptisé ainsi lors de la création de la section professionnelle en 1932 - nom originel Racing club de France) enchante le vieux Parc des Princes et rivalise avec le Stade de Reims dans le clasico de l'époque. Le foot à papa. Roger Marche, le sanglier des Ardennes, Sénac père, Ujlaki sous le maillot ciel et blanc, des couleurs empruntées au drapeau grec pour les uns ou à l'université de Cambridge pour les autres, en 1884, deux après la naissance du Racing CF. Les 30 glorieuses puis la chute en 1966, date de l'abandon de la section pro et la fusion avec Sedan. Amateur depuis 1967, un certain Lagardère décide d'investir dans le foot et doter Paris d'un deuxième grand club dans la capitale depuis la création du PSG. Nous sommes en 1982. Le Paris Football Club navigue en D2 en proie à une crise financière. L'industriel rachète la section pro du PFC et la fusionne à la section amateur du Racing sous le nom du Racing Paris 1. Puis Racing Club de France. Un retour aux origines et un petit dépoussiérage sur les photos sépias. Jusque 1987. Malgré l'interdiction de cette pratique (depuis 1920), le patron de Matra introduit le nom de sa marque sur celui du Racing. Matra-Racing de Paris. Une première en France. Les Ciel et Blanc ne sont plus très loin de l'espace, mais la fusée a des ratés. Sans public, l'équipe ne décolle pas et Matra reprend ses billes deux ans plus tard, sur un échec. Pas évident de jouer avec des moonboots.

Enzo Francescoli et un maillot rayé de la Céleste.

LE GESTE TECHNIQUE DECRYPTE de Enzo Francescoli.


ENZO FRANCESCOLI.
[Interprétez: Un colis pour la France.].
Le geste technique:
La réception de trophée du joueur de l'année comme au festival de Cannes. "Bonsoir, je vous remercie pour ce cadeau dont je ne connais pas la signification. Peut-être parce que je suis sur orbite quand j'évolue sur le terrain. Bref. Je tiens à remercier ma famille, mes amis et mes potes de la production, notamment Mr Lagardère sans qui je n'aurais pu avoir ce rôle dans cette tragi-comédie du Matra Racing, la guerre des étoiles filantes. L'histoire de Galactiques à Paris dans les années 80 où tout part en couilles. Un deuxième grand club dans la Capitale, tout ça, des derbies PSG-Racing à faire palir les Boca-River, Milan-Inter ou les Rovers contre City à Bristol. Sur le papier justement, ça a de la gueule. Puis l'aventure fait pschittt comme une bouteille d'eau gazeuse, parce qu'on a pas souvent sabré le champagne là-bas. Un vrai rôle de composition (d'équipe) avec un casting de rêve. Littbarski, Umpierrez, Bossis, Fernandez et Gérard Buscher. OK ça fait désordre. Bon bah salut, et encore merci. Sinon mon prochain tournage c'est la main de Vata. "

URUGUAY 1974. By FKS.


URUGUAY - Coupe du Monde 1974 -


URUGUAY. La Céleste joue les percussionnistes.

" Maman, y a des romanos dans le jardin ! ".

Depuis toujours, la Céleste possède des savateurs dans ses rangs mais elle cache aussi de nombreux artistes. Des virtuoses du ballon et de la musique également. Pour preuve ce cliché période pré-coupe du Monde 86 au Mexique où l'on retrouve Venancio Ramos, futur Lensois qui viendra mettre le feu dans les bals du Pas-de-Calais, Enzo Francescoli le soliste, et les copains Aguilera, Da Silva et Gutierrez en quintet-band de percussionnistes. La réponse uruguayenne aux Tambours du Bronx dans la catégorie World Music.


URUGUAY - Coupe du Monde 1986.
Debout: Alvez, Diogo, Gutierrez, Pereyra, Acevedo.
Accroupis: Ramos, Barrios, Francescoli, Cabrera, Batista.

PEROU 1970.


PEROU 1970.
Debout: Campos, Challe, Chumpitaz, Rubinos, Risco, La Torre.
Accroupis: Del Castillo, Sotil, Leon, Cubillas, Gallardo.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Teofilo Cubillas.

TEOFILO CUBILLAS.
Teofilo Cubillas et Toifilou Maoulida ont ce point en commun. La bande ou bandelette. Cachée dans les chaussettes pour le poissard lensois, Téofilo porte la sienne en diagonale, l'allure altière, sous le maillot de la Blanquirroja qu'il intègre dès 1968 à 19 ans, la main sur le coeur. La Sélection péruvienne entame sa révolution avec une génération dorée (Chumpitaz, Oblitas, Velasquez...) et Teofilo participe aux manifs. Trois coupes du Monde à son actif (1970, 78 et 82) - deux fois ¼ de finaliste (Mexique, Argentine) - Cubillas gagne le droit d'être une idole au pays qui l'a vu naître le 8 mars 1949 à Lima. Si c'est pas le Pérou, ça y ressemble beaucoup pour Teofilo qui commence sa carrière à Alianza Lima (1966-72) où il réalise ses premiers exploits, à commencer par un titre de meilleur buteur au bout de sa première saison professionnelle. Le trophée de meilleur joueur AMSUD de l'année 1972 en poche, Teofilo s'embarque pour la Suisse et le FC Bâle (1973) parce qu'il a un sacré toucher. Peau d'balle. Il y reste 6 mois et file dans la foulée au FC Porto (1973-76), devenant l'idole des supporters, le capitaine et buteur de l'équipe. Beaucoup de pression sur les épaules et des résultats en dessous de son implication sur le terrain, Teofilo regagne alors le Pérou et son Alianza Lima (1977 et 78) sans avoir conquis l'Europe. Il tient sa revanche et empoche deux titres de champion à la suite. La messe est dite, Cubillas s'envole pour les States décoré comme un prince, et arrive à Fort Lauderdale Strikers (1979-83) où il côtoie George Best et Gerd Müller. Du spectacle sur le terrain mais pas une ligne au palmarès. Cubillas s'en sort avec le titre honorifique de meilleur buteur de l'histoire du club. Salué comme le meilleur joueur des Strikers, il quitte alors les USA pour revenir à la maison - Alianza (1984) - et entame alors une série d'allers-retours entre son pays et les Etats-Unis au rythme de son humeur et du tarif de la pige, jusqu'à la fin de sa carrière en 1988 alors qu'il évolue aux Miami Sharks. Et pourtant Teofilo n'a rien d'un requin. Les dents peut-être...

Teofilo Cubillas a oublié d'enlever son protège-dents.

JOSE VELASQUEZ aime le saxo.


Peut-être pas le plus populaire des joueurs péruviens - la star au pays c'est Teofilo Cubillas - mais certainement l'un des plus branchés de la Blanquirroja. Surnommé " el patron " par les copains à cause de son allure de déménageur sur le terrain (1m88 et 82 kg à la pesée), José Velasquez réhabilite le poste de milieu défensif par une technique et un toucher de balle hors-norme. Sa profession de foi: placer l'art sur le pré. " Le jeu défensif, la destruction, c'est horrible. Vive la technique et la création ". Et dans la vie quotidienne, José ne manque pas non plus d'inspiration pour créer une ambiance funky teintée de rythmes afro-cubains. Pas le même genre de bal mais toujours avec du doigté, du style et un look emprunté à la section rythmique de James Brown. Décidément, Velasquez est un ténor au sax comme au foot. Avec toujours cette idée en tête. La création.

PEROU 1978.

WALLPAPER. Teofilo Cubillas.

TEOFILO CUBILLAS
- The peruano lover -

PEROU 1978.


PEROU 1978.
De g. à d.: Quiroga, Oblitas, Sotil, Cubillas, Diaz, Velasquez, Navarro, Quesada, Munante, Chumpitaz, Melendez.

FAN PICS. Pérou.

Une nana pareille, c'est pas le Pérou ?

MEXIQUE 1978. By FKS.


MEXIQUE 1978.
Debout: De La Torre, Ramos, Cuellar, Cardenas, Gomez, Najera.
Accroupis: Reyes, Ortega, Sanchez, Vasquez, Ayala.


MAILLOT DE LEGENDE. Mexique.

Mexico 70. A priori la plus belle des coupes du Monde d'après les spécialistes. Du jeu offensif, un public coloré, une ambiance de folie, les grigris des Brésiliens, la ½ finale Italie-Allemagne et ses prolongations à suspense. Du spectacle dans les tribunes et sur le terrain avec des maillots bigarrés aux couleurs un peu passées, comme celui du pays hôte. Le vert (de l'espoir) du Mexique dans un style épuré. Un maillot uni, les armoiries sur le cœur et les liserés qui rappellent les couleurs du drapeau national. Les tricolores – le surnom de la Sélection au pays – y feront honneur, au rythme des mariachi, rivalisant avec l'URSS au premier tour pour atteindre un ¼ de finale contre l'Italie. Sans surprise, le match s'achève dans la douleur pour les Mexicains, battus 4-1 par les futurs finalistes, les Riva, Boninsegna, Rivera. Fin du rêve mais un joli cadeau de la part du meilleur joueur de la compétition. Pelé endosse le maillot du pays qui l'a définitivement consacré Roi, 16 ans avant Diego Maradona. Pour les Mexicains au moins, pas loin que ce soit la plus belle quand même. Celle de 86 aussi d'ailleurs, qui consacre encore un joueur unique et le meilleur de son époque. Décidément, le vert mexicain porte bonheur.

MEXIQUE-SALVADOR 1970. Coupe du Monde.

Pelé dans le rôle du Mexicain.

SO FASHION. Leonardo Cuellar.


A la fois un symbole de poésie et une vieille technique de drague imparable, le Mexican Lover Léonardo Cuellar conte fleurette à sa douce, en y mettant la forme, avant de se taper le dernier concert de At the Drive-In. " Yé t'aime, un pou, beaucoup, tout ça... ma tou sé que yé t'aime comme au premier your ma chérie, ma oune concert de At the Dlive-In, ça déchire sa mama. Caramba, y en ai le poil tout hérissé ". Imparable.

MEXIQUE 1978.

EN TOUCHE. La photo (pas très) finish de... Bruce Grobbelaar.


«  Salut l'écaille (hi hi), je m'appelle Bruce Grobbelaar. J'aime le foot, Sochaux, boire un p'tit coup tout seul ou avec les copains, et la pêche. Les filets et moi finalement, c'est une grande passion. Taquiner du goujon, ça m'a d'ailleurs rapporté quelques babioles et autres souvenirs. Des médailles, des abonnements aux revues spécialisées, des fringues et une main. Pour le titre de meilleur lancer de ligne à un concours de pêche à la louche, parce qu'il n'y avait plus de mouches en réserve. Elle est bonne non ? Cool. Un titre important pour moi et un clin d'oeil à ma profession. A la pêche, bah, quand les filets tremblent, c'est plutôt bon signe, ça mord. A Liverpool c'est le contraire, j'm'en mord plutôt les doigts là. Mais heureusement j'ai ma main, alors ça va en fait. Au r'voir ».