SO FASHION. Sepp Maïer.

« Sepp est de ces hommes venus au monde pour faire rire les autres. Je ne saurais plus envisager l'existence sans toutes les situations comiques qu'il crée au fil des jours ». Pour un peu, Mme Maïer retomberait presque amoureuse une deuxième fois en évoquant son gardien de mari Sepp. Der Katze - c'est son surnom au Bayern et c'est pas pour rien - est en effet un chat (dans les cages, ça fait bizarre). Comme lui, il a quelques vies pour profiter. En abusant du ron-ron épicé visiblement si l'on se réfère au cliché. Sepp Maïer, d'ordinaire si coincé dans sa surface, enlève le balai après les matches pour endosser le costume de comique-troupier. Une position dans sa vie privée qu'il explique par un long dégagement en touche, un brin mystérieux : « Le gardien est toujours le dernier d'une équipe. Et le dernier est toujours l'idiot du village. Derrière lui, hurlent les loups ». De Wolverhampton? Mais Maïer reste de marbre, préoccupé par son poignard et le ballon pour son dernier tour en date. Le rôle du calife. Un personnage à la mesure du gardien bavarois, indétrônable au poste de joyeux luron, dont les facéties sont honorées depuis par Ribéry dans un esprit un peu plus franchouillard. Oliver Kahn a essayé aussi mais c'était moins drôle.

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