La grosse cylindrée de BERNARD GARDON et JEAN-PAUL BERTRAND-DEMANES.


Le Mans, Indianapolis ou Monaco, c'est la Mecque du sport automobile pour des pilotes qui n'ont pas froid aux yeux. Or, on aurait vite fait d'oublier Nantes et son circuit mythique qui a vu passer un bon paquet de trompe-la-mort négociant virages et chicanes le pied dans la taule comme Jean-Pierre Jarier. Tout « godasse de plomb » qu'il est, le fou du volant de la F1 aurait-il eu le cran de se mesurer à la jeune classe nantaise, Bernard Gardon en tête suivi de Jean-Paul Bertrand-Demanes qui, selon une expression bien connue des chauffeurs du dimanche, se prennent un peu pour Fangio - casque d'époque à l'appui - avec leurs petits bolides aux allures de prototypes pas vraiment réglementaires. Karting ? Bobsleigh à roulettes ? Le tandem canari fonce vers le drapeau à damiers dans la dernière ligne droite, pas celle des Hunaudières, mais d'un championnat long comme le circuit de la Sarthe, théâtre de drames et d'exploits comme celui réalisé par Jacky Ickx en 1969. Dans le rôle du pilote belge inconnu, le gardien nantais prend l'aspiration de Bernard Gardon qui joue, à juste titre, le poisson-pilote pour son coéquipier. « Allez Jean-Paul, si t'es champion... ». On connaît la chanson, même si Alain Resnais et sport-auto, ça fait deux. Par contre Steve Mc Queen, lui, c'était pas un pourri au volant.

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