HOMONYMES OLYMPIQUES et destins (à tirs) croisés. Jean et David Vincent.


JEAN vs DAVID VINCENT.
Pour Jean Vincent, né le 29 novembre 1930 à Labeuvrière, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne truffée de pavés entre son Pas-de-Calais natal et le LOSC. Mais contrairement à David, né de l'imagination de Larry Cohen en 1967, Jean ne chasse pas d'éventuels envahisseurs et leurs doigts bizarres, seul face à l'incrédulité des gens et du cauchemar qui les attend. Jeannot est plutôt le cauchemar des défenses adverses dans un rôle de chasseur de buts qui l'emmène de Lille (1950-56) au stade de Reims (1956-64). Pas vraiment des auberges abandonnées à l'époque puisqu'il y gagne quelques titres - champion avec Lille en 54 puis 58, 60 et 62 avec Reims et deux-trois coupettes avec le LOSC (1953, 55) et le club champenois en 1958. Une année où les carottes ne le sont pas... cuites puisque Jean Vincent termine sur le podium de la Coupe du Monde en Suède (3ème) avec une équipe de France sortie d'une autre galaxie. Fort de son expérience et de son vécu, Jean Vincent entame alors une carrière d'entraîneur un peu irréelle à l'heure de la retraite. Caen, La Chaux-de-Fonds, Bastia et Lorient, Jeannot se pince pour y croire avant d'arriver à Nantes (1976-82). Sur les bords de l'Erdre, Jean Vincent atterrit comme un vaisseau fantôme, personne ne croit en lui comme David et pourtant tout le monde sait qu'il est là. Au final, il convainc par sa force de persuasion et son amour du beau jeu. Deux titres de champion avec les Canaris (1977 et 80) et une coupe de France (1979). Jean se retire alors au Cameroun, puis Rennes et encore l'Afrique, le Maghreb (Maroc, Tunisie), prêcher la bonne parole et trouver des raccourcis qu'il ne trouve jamais depuis son départ de Nantes. Des équipes où les joueurs ont la forme humaine mais pas trop le talent. Tout un univers. Jean Vincent vît désormais seul, avec ses convictions et ses cassettes vidéos, dans le souvenir des années passées et du combat de Roy Thinnes. David n'a jamais été vraiment seul finalement, c'est mon p'tit doigt qui l'a dit.

Jean Vincent fabrique une soucoupe volante miniature à sa femme. 

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