BIO EXPRESS DEGRADABLE. Preben Elkjaer Larsen.

PREBEN ELKJAER-LARSEN.
Preben Elkjaer-Larsen est né à Copenhague (pas très loin de La Hague mais y a quelques bornes quand même) le 11 septembre 1957. Comme une bombe. Quarante-quatre ans avant les attaques terroristes sur New-York et les States. Purée ça craint un peu. Mais pas trop pour ce joueur à l'explosivité débordante et sa carrure de biathlète à la Hans-Peter Briegel, un pote allemand qu'il rejoindra plus tard en Italie, qui lui valent des surnoms au caractère viril: le Bison pour les potes ou le Taureau pour la famille. En gros un mec qui voit rouge. Comme le maillot du Danemark qu'il porte à 69 reprises (38 buts).

C'est par chez lui du côté de Vanlose que Preben Elkjaer-Larsen débute sa carrière de footballeur. Nous sommes en 1976 et le jeune attaquant taillé dans le roc(k) provoque la panique dans les défenses adverses. Il joue 15 matches et inscrit 7 buts. A dix-neuf ans ça suffit pour attirer le regard des recruteurs. Comme en général les joueurs scandinaves atterrissent en Allemagne, c'est à Cologne que Preben pose ses valises la saison suivante, au FC Köln. Une des meilleures équipes de Bundesliga à l'époque entraînée par un certain Hennes Weisweiler, l'ancien coach du Mönchen'glam' bach des seventies au jeu aussi flamboyant que les chemises de Marc Bolan. Avec des types comme Harald Schumacher, Dieter Müller ou le Belge Roger Van Gool, le FC Köln affiche du gabarit et pèse de tout son poids sur le football allemand durant cette saison 1977-78 en réalisant le doublé coupe-championnat. Dès son arrivée en Allemagne, le Danois remporte deux trophées. Du coup Preben fait la teuf. Trop. Ça lui vaut des embrouilles avec Weisweiler qui déconne pas trop sur la discipline. Chopé un soir dans un night-club de Cologne en charmante compagnie et quelques bouteilles, il est convoqué par son entraîneur qui lui relate les infos selon lesquelles on l'aurait vu faire la nouba à 3 heures du mat' avec une nana et du whisky. Preben nie en affirmant que c'était de la vodka et deux gonzesses ! Et il se casse.

KSC LOKEREN 1979-80.

A peine arrivé le Danois quitte donc l'Allemagne avec ses médailles et ses chopes direction la Belgique où on aime bien la bière aussi. Au KSC Lokeren. Presque la lose en fait. Paradoxalement, s'il ne gagne rien dans les Flandres hormis quelques surnoms encore virils (le Fou et le Boss de Lokeren) grâce à un sens du jeu atypique (en gros foncer avec la balle sans relever la tête), Preben y effectue sa plus longue période dans un club (1978-84) ponctuée par une bonne charrette de buts (98 pour 190 matches). Fort de ses exploits avec Lokeren et en sélection nationale, notamment pendant l'Euro 84 en France, Elkjaer-Larsen a besoin de trouver chaussure à son pied et un club à la hauteur de ses ambitions. Les classiques flandriennes, Criquélion, De Vlaeminck tout ça c'est sympa mais ça le fait pas avancer en matière de palmarès. Preben est à deux doigts de signer au PSG au début de l'été 1984 mais les dirigeants parisiens préfèrent engager une autre grosse mule: Richard Niederbacher. Erreur de casting pour Borelli. Preben part alors pour l'Italie et le Hellas Verona où il rejoint son pote décathlonien H.P Briegel. Un gars qui joue toujours les chaussettes baissées pour montrer ses mollets saillants. Afin d' équilibrer l'équipe d'un point de vue technique, il y aussi Antonio Di Gennaro aux manettes. Bingo. Vérone remporte le scudetto à la fin de la saison. Rebelotte comme à Cologne, Preben est sacré champion dès son arrivée en Italie (1984-85). Il peut fumer des clopes et picoler des tonneaux de bibine, les Ritals s'en foutent d'autant que Preben galope comme un fou sur la pelouse. Elkjaer ne manque pas de souffle au contraire de son équipe qui stagne en milieu de tableau lors des saisons suivantes (10è en 86, 11è en 88) hormis une belle place à une marche du podium en 1987.


Sur un coup de tête (ou un coup de trop), Preben retourne ensuite chez lui au Danemark au Vejle BK. Pour deux années de galère (1988-90) pendant lesquelles il n'est pas épargné par les blessures. Trop de clopes et de jaja. A trente ans passés, Elkjaer est grillé et n'apparaît que 26 fois dans l'équipe durant cette période. C'est peu pour le retour de la star au pays. Un come-back raté. Preben quitte alors la scène et s'en grille une petite dans un coin de vestiaires.


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire