LA FICHE DETAILLEE. Jean-Paul Bertrand-Demanes.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
JEAN-PAUL BERTRAND-DEMANES
- Une réussite précoce -
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FRANCE-Italie 1978. Coupe du Monde.


FRANCE-Italie 1978. 
- coupe du Monde -
Debout : Bertrand-Demanes, Guillou, Bossis, Rio, Janvion, Trésor.
Accroupis : Dalger, Michel, Lacombe, Platini, Six.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Jean-Pierre François.


JEAN-PIERRE FRANCOIS.
Il aurait voulu être footballeur et chanteur. Raté. Difficile de cerner la carrière de Jean-Pierre François, absent de toute biographie officielle. JPF aurait commencé sa carrière de footballeur dans le club de Blénod (attention à toute prononciation hasardeuse !!!), un bled pas très loin de chez lui pour ce natif de Pont-à-Mousson. Puis le blaireau blondinet à la chevelure inspirée par Wham! et Rahan trouve, on ne l'explique comment sinon par l'incompétence de recruteurs alcooliques peut-être, une place de rêve du coté de Geoffroy-Guichard chez les Verts de St-Etienne (1986-87). Après une série de jongles inefficace, les dirigeants stéphanois qui retrouvent leur lucidité l'envoient direct dans l'équipe réserve histoire de l'oublier. Il part ensuite pour la Suisse et le FC Bale la saison suivante où au pays du gruyère, JPF n'arrive malheureusement pas à faire son trou. Puis c'est le vide. Plus trop d'infos à son sujet sportivement parlant. Il se lance alors dans la chanson avec son pote Didier Barbelivien qui a toujours eu des tanches pour amis (et ça dure depuis) afin de viser le sommet des charts à défaut de pointer ses frappes dans la lucarne. Vient donc alors le fameux " Je te survivrai ", tube pourri de l'année 89 et des dance-floors de campings. Puis encore le vide. Trop de pression, trop de médiatisation, il quitte le showbiz sur un énième coup de tête au poteau de corner. Mais avant son tube de vaseline, JPF aurait tenté un come-back à Dijon, à l'aube de la saison 1988-89. Plus lucides que d'autres, les dirigeants bourguignons ont le nez fin en bons connaisseurs de crus classés, laissant JPF sur la touche pour un résultat sans appel. Non retenu ! Dommage qu'ils n'étaient pas directeurs artistiques.

CERCLE DIJON FOOTBALL 1988-89.

DUNDEE UNITED 1981-82.


DUNDEE UNITED 1981-82.
Debout : Hegarty, Pettigrew, Starek, Dodds, Kopel, Holt, Gough, Phillip.
Accroupis : Milne, Bannon, McAlpine, Sturrock, Narey.

FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. George Fleming.

GEORGE FLEMING.
Attention y'a du lourd et des cheveux gras. Du look de biker aviné qui pue de la gueule. Des traces de freins bien accrochées au fond du slip. George " tête de mort " Fleming respire la décadence et la provoc'. Un salopard remonté comme une pendule, toujours prêt à en découdre avec les fans adverses ou les journalistes trop critiques envers son jeu jugé trop viril. Faut dire que le taillage de short avec un canif', ça se fait pas sur un terrain. On n'assomme pas non plus l'arbitre avec une canette planquée dans le slibard. Rock'n'roll motherfucker !!! Groupe préféré improbable : the D4.



LINFIELD-TAMPA BAY ROWDIES 1980.


TAMPA BAY ROWDIES 1980.



FINALE COUPE DES CLUBS CHAMPIONS 1983. JUVENTUS vs HAMBOURG HSV.

HAMBOURG S.V 1983.

JUVENTUS 1983.


25 mai 1983. Athènes. Finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions. La Juve de Platini, Boniek et Rossi affronte les Allemands du HSV Hambourg. Largement donnée favorite par les spécialistes, les Bianconeri ont la possibilité de remporter pour la première fois la coupe aux grandes oreilles. Mais c'était sans compter sur une horde de barbares teutons et ses guerriers aguerris qui cueillent la Vecchia Signora à froid avec un but de Felix Magath d'entrée de jeu. La Juventus courre après le score durant toute la partie, se créant de belles occasions (notamment un penalty non sifflé à l'approche du dernier quart d'heure pour une faute de Stein sur Platini), et perd une finale largement à sa portée. Trop confiante et pas assez vigoureuse sur l'homme contrairement au schéma tactique du HSV, la Juve repart bredouille de son voyage en Grèce et Platoche, un an après Séville, connaît une nouvelle désillusion face aux Allemands et Hrubesch, capitaine heureux de cette soirée européenne.

LE BUT EN FILM.

LES PHOTOS.
Rien à faire, Platoche n'y arrive pas contre les Allemands.

Alain Delon exhibe son trophée.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Horst Hrubesch.



Le Quasimodo du foot, le bulldozer des surfaces, une vraie tête d'enclume, ce Horst Hrusbesch n'en demeure pas moins une figure du football allemand, qui est arrivé sur le tard dans le milieu professionnel, à l'age de 24 ans, en signant pour le club de ROT WEISS ESSEN où il fait ses gammes durant 3 années en plantant de jolies patates le plus souvent de la tête, son point fort. Au sens figuré évidemment. Repéré par les dirigeants du HSV après la descente de son club au niveau inférieur, Hrusbesch signe à Hambourg en 1978. Une histoire qui devient vite une idylle. Horst y remporte 3 titres de champions (1979, 1982, 1983) et une coupe aux grandes oreilles (1983) devant la Juve de Platoche. C'est durant sa période hambourgeoise qu'il goûte aux joies de la Mannschaft. 1ère sélection en avril 1980 contre l'Autriche. Deux mois plus tard il est champion d'Europe avec l'Allemagne, plantant les deux buts de son équipe en finale contre la Belgique (2-1). Après Hambourg, Hrubesh quitte son pays. Direction la Belgique et le Standard de Liège (1983-85). Deux saisons sans titre. A 34 ans, il retourne chez lui, au Borussia Dortmund pour un dernier contrat. Il n'y joue que la moitié de la saison. Puis la retraite. L'oubli. Enfin... Ce visage qui continue de hanter nos mémoires, et les souvenirs d'un soir de juillet 82 à Séville, où on le voit bondissant après le dernier tir au but. Nous aura bien fait chialer malgré le fameux " c'est pas Alain Delon " de Thierry Roland. A se pisser dessus. Simplement à la fin...


PALMARES.
Champion d'Allemagne en 1979, 1982 et 1983 avec Hambourg SV.
Champion d'Europe en 1980.
Finaliste de la Coupe du monde de football de 1982.
Vainqueur de la Ligue des champions en 1983 avec Hambourg SV.

HAMBOURG S.V 1982-83. By Panini.


HAMBOURG S.V 1982-83


JURGEN MILEWSKI vs MICK JAGGER.


JÜRGEN MILEWSKI vs MICK JAGGER.
L'attaquant du H.S.V Jurgen Milewski, époque Tatoo you, est en plein délire de Jaggermania à Hambourg. Une manière de prendre à contre-pied les fans et supporters des quatre garçons dans le vent. Courageux, quand même de sa part...

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Oswaldo Ardiles.

OSWALDO ARDILES.
Inter-saison 1982-83. PSG qui vient de remporter la Coupe de France lors du précédent exercice, va faire ses premiers pas sur le plan européen et pour cela, Borelli et les dirigeants parisien veulent du lourd dans l'effectif, histoire de ne pas se viander au 1er tour. Aux arrivées de Kist et Zaremba s'ajoute celle de l'Argentin Oswaldo Ardilès. Debarqué de Londres avec ses titres (Coupe du Monde 1978, FA Cup 1981 - pas grand chose à vrai dire...), Ardilès arrive du club de Tottenham où il avait signé juste après le mondial argentin. Mais en 1982, le conflit entre l'Angleterre et l'Argentine au sujet des Malouines oblige le gaucho à quitter le territoire britannique devenu hostile à ses yeux, et déboule donc à Paris pour étaler sa science du jeu et offrir à ses nouveaux partenaires toute son expérience. Mais problème. Ardilès a du mal à couper le cordon avec les Spurs et Londres, peine à s'adapter au rythme de la vie parisienne et à son nouveau club. Il erre comme une âme en peine sur le terrain, incapable de hausser son niveau de jeu. Engagé comme meneur de jeu alors qu'il est un relayeur, Ardilès se marche sur les pieds et ceux de Dalheb, le vrai patron au PSG. Francis Borelli, qui en a gros sur la patate, décide alors de rentrer en contact avec un certain Safet Susic, afin de provoquer un déclic chez l'Argentin et le mettre aussi en concurrence avec le Yougoslave à son arrivée. Le transfert de Susic piétinne mais Ardilès, désoeuvré, et sentant bien qu'il n'apporte pas ce dont on attend de lui, baisse les bras puis capitule. Il demande alors d'être placé sur la liste des transferts, sans la moindre opposition de Borelli, à la fin des matches aller après avoir disputé au total 14 rencontres de championnat et 3 matches de Coupe d'Europe, dont le fameux 5-1 face au Lokomotiv Sofia. Ardilès marque son unique but sous les couleurs parisiennes lors d'une rencontre de championnat face à Strasbourg (12ème journée). Au bout de 10 minutes de jeu. 10 minutes après il sort sur une civière, blessé. Comme un signe du destin. Et finalement, c'est à Londres et chez les Spurs de Tottenham qu'il retourne durant la trève hivernale, avec qui il gagnera la Coupe de l'UEFA la saison d'après (1983-84). Salaud de carriériste...!

PARIS SG 1982-83.
En haut: Tanasi, Susic, Mérelle, Morin, Baratelli, Toko.
Au milieu: Boubacar, Zaremba, Bathenay, Fernandez, Pilorget, Cardinet.
En bas: Peyroche, Toffolo, N'Gom, Lemoult, Ardilès, Dalheb, Col, Barrientos.


FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Rudy Haleydt.

RUDY HALEYDT.
Look entre deux périodes, le glam-rock des seventies et le coté rockeur japonnais sans foi ni loi. Le bouc en plus pour en imposer. Donc pas funky pour deux sous sur un terrain Rudy Haleydt (tes conneries hi hi hi...) avec son maillot rouge Levi's pour ressembler aux White Stripes. Provocateur, revendicateur et arrogant, il n'est pas le dernier à coller des gnons si l'occasion se présente. Et puis un regard de braise qui en dit long. Bruce Lee a chopé l'oeil du tigre. Groupe préféré improbable: THEE MICHELE GUN ELEPHANT.



DUKLA PRAGUE 1977-78.


DUKLA PRAGUE 1977-78.

HALF MAN HALF BISCUIT loves Dukla Prague.

En 1986, le jeune groupe anglais de Birkenhead HALF MAN HALF BISCUIT (new-wave post-punk très influencé par Joy Division entres autres), dont les textes tournent en général autour de la critique sociale, les angoisses d'une jeunesse paumée dans une Angleterre thatcherienne, sort son premier single: "The trompton riots" sur lequel apparait en B-side un morceau inédit faisant référence au légendaire club Tchèque du Dukla Prague et son maillot mythique. "All I want for Christmas is a Dukla Prage away kit", c'est ainsi qu'il s'intitule, est un recueil de souvenirs d'ados boutonneux en proie à leurs déboires (violence, jalousie, rivalité...) qui parle aussi de circuit électrique SCALECTRIX et de SUBBUTEO, le fameux jeu de football de table.



WIDZEW LODZ 1982-83.


WIDZEW LODZ 1982-83

Debouts : Romke, Swiatek, Kaminski, Surlit, Wojcicki, Grebosz.

Accroupis : Wraga, Rozborski, Smolarek, Tlokinski, Mlynarczyk.

SO FASHION. Andrzej Szarmach.


Andrzej Szarmach de la "Polish connektion" (pour faire plus local) photographié à l'aise dans ses pompes sur les bords de l'Yonne. Voilà qui me rapelle un vieux truc de Trust. "La Pologne est à l'Ouest, une gangrène...". Surtout quand il faut s'habiller correctement pour aller tâter de l'Icaunaise. Pas certain que ça marche à tous les coups malgré un petit air de Walesa rock'n'roll.

A.J. AUXERRE 1980-81.


A.J. AUXERRE 1980-81.

Debouts : Roux (ent.), Bourgoin, Noël, Pesant, Wieczorek, Denis, Charles, Rémy, Sab, Brot, Loiseau, Cuperly, Rolland (ent. adj.).

Accroupis : P. Loiseau, Truffaut, Ferreri, Félix, Lanthier, Klose, Schaer.

BOBBY SMITH EX-MARTIN CIRCUS.

BOBBY SMITH vs GERARD BLANC.
Bobby Smith, obscur joueur Ecossais des Hibs, avait pour seul talent de ressembler à Gérard Blanc, ex-leader des Martin Circus, décédé l'an passé, durant sa période hippie je m'éclate au Sénégal avec ma copine de cheval et tout ça. On peut dire qu'il aimait beaucoup l'herbe, ce Bob Smith (à ne pas confondre avec le pré-pubère Robert). Même le maillot est vert et recyclable. Allez tiens, un clip bien 70's pour se remettre dedans.