PUB. Adidas. France.

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- France-Argentine -
(1973)

FRANCE-Suède 1978.


FRANCE-Suède 1978.
De gauche à droite: Six, Jouve, Gemmrich, Rouyer, Bathenay, Lopez, Rio, Bossis, Battiston, Rey, Michel.

Albert Gemmrich et Ronnie Hellström.

- 1er septembre 1978 -
Parc des Princes. Paris. 44.703 spectateurs.
- Match de qualification à l'Euro 80 -
FRANCE et Suède : 2-2 (0-0). Arbitre Mr Palotai (Hongrie).
Buts : Berdoll (72ème), Six (85ème) pour la France. Nordgreen (54ème), Grönhagen (90ème) pour la Suède.
Remplacements : Gemmrich par Berdoll (65ème), Michel par Giresse (77ème) pour la France. Sjöberg par Berggren (75ème) pour la Suède.
FRANCE : Rey – Battiston, Rio, Lopez, Bossis – Michel, Jouve, Bathenay – Rouyer, Gemmrich, Six. Entraîneur : Michel Hidalgo.
 SUEDE : Hellström – Borg, Ahman, Nordqvist, Arvidsson – Larsson, Linderoth, Nordgren – Grönhagen, Sjöberg, Wendt. Entraîneur : Georg Ericsson.

- LE MATCH EN PHOTOS -

Didier Six, Dominique Bathenay et Henri Michel contre les Vikings.

Henri Michel, Marc Berdoll et Roger Jouve. 

Grönhagen devant Lopez. Buteur à la dernière minute.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Didier Six.


DIDIER SIX.
Et pourtant, son histoire d'amour avait bien commencée à Valenciennes où Didier Six semblait parfaitement heureux sur son aile gauche dans sa jolie tunique blanche et rouge. Une passion débordante débutée en 1971 alors qu'il n'est même pas majeur. Didier Six ne quittera jamais Nungesser et son Nord qui l'a vu naitre ( né à Lille en 1954). Un vrai Ch'ti amoureux de son terroir. Mais à l'été 1977, le gaucher décide de s'émanciper après un dépucelage professionnel convaincant. Il veut voir du pays et quitte Valenciennes pour... Lens. Distance environ 60 bornes. Un vrai dépaysement pour Didier Six qui trouve un club à la hauteur de ses ambitions. Le RC Lens joue en effet cette année-là une Coupe de l'UEFA, colle une taule à la Lazio puis en prend une face aux Allemands de l'Est de Magdebourg au tour suivant, et le club dégringole en championnat pour terminer à la 18ème place et une descente en D2. Une histoire qui se termine plus dans le sang qu'avec de l'or pour Didier Six qui laisse ses potes dans la galère de la division inférieure. Parce que cette fois le gaucher est bien décidé à quitter les corons. D'un coup d'un seul il traverse la France du Nord au Sud pour atterrir à Marseille au début de la saison 1978-79. Il va tout péter au Vélodrome, affoler les défenses adverses et ramener un titre à l'OM. Boum badaboum. 12ème la première saison et une descente en D2 l'année d'après. Six ne serait-il pas un guignard ? Du coup, bah, il lâche ses copains et trouve un vrai club ambitieux. Il remonte encore plus au nord que le Nord de la France et pose ses crampons au Cercle de Bruges !!!



Pour à peine 6 mois. Didier ne comprend pas la langue. Problème d'adaptation. A la fin de l'année 1980, il part à l'Est voir s'il n'y a rien de nouveau. Strasbourg, le champion en titre, l'accueille à bras ouverts puis lui claque la porte au nez 6 mois après. Le Racing n'a rien gagné. Nous sommes à l'été 1981. Une idée lumineuse lui traverse l'esprit et, par conséquent, il traverse le Rhin voir si l'air y est plus frais. Direction le VFB Stuttgart. Didier Six découvre la Bundesliga, les pralines de 30 mètres, le football sans défense et s'éclate pendant deux saisons durant lesquelles il ne gagne toujours rien mais laisse un excellent souvenirs aux fans Allemands bardés de patches et autres badges sur leurs vestes en jean sans manche. Du coup comme il n'a rien gagné Outre-Rhin, Didier la patte folle décide de revenir en France, au FC Mulhouse... alors en D2 !!! Mais Mulhouse rime avec lose.



Il ne tient qu'un an du coté du stade de l'Ill qui lui rappelle cependant un peu sa ville de naissance et son Nord chéri. Comme il ne pige pas un mot d'Anglais, Six file à Aston Villa histoire de montrer aux foutus rouquins le secret de son dribble magique. Résultat il joue pas ou peu et s'emmerde sacrément à Birmingham où il pleut tout le temps. Il lui faut prendre alors la bonne décision. Carlo Molinari, le président du FC Metz lui fait les yeux doux. Il succombe et signe avec le club lorrain pour la saison 1985-86 qui se défend pas mal en championnat et termine à une honorable 6ème place. Il y a de quoi faire un truc avec cette équipe. Mais non, Didier l'Embrouille n'en fait qu'à sa tête et retourne une nouvelle fois à Strasbourg (en D2) à l'orée de la saison 1986-87... pour 6 mois !!!



Marre d'être pris pour une Knack, Didier Six prend alors la plus grande décision de sa vie et s'exile en Turquie, au Galatasaray, début 1987. Pour faire dans le local, il adopte la nationalité Turc et devient Dundar Siz. Et miracle, il réalise dans son nouveau pays d'adoption le doublé coupe-championnat avec le club stambouliote, qui lui laisse finalement quelques regrets parce que s'il avait du prendre la nationalité de chaque pays qu'il a traversé, Didier "super" Six aurait ramené plus de titres à la maison. Sa deuxième année en Turquie est anecdotique car elle sent une fin de carrière qu'il termine par une pige à Vallauris d'abord, puis à Vauban Strasbourg, et enfin un énième départ vers l'Etranger. Au VFB Leipzig. Un an après la chute du Mur. Bien avant l'arret Bosman, Didier "on the road again" Six est le pionnier du footballeur-voyageur jamais bien nulle part mais toujours mieux ailleurs.

DIDIER SIX ON TOUR.
1971-1977: Valenciennes
1977-1978: RC Lens
1978-1980: Marseille
1980-nov. 1980: Cercle Bruges
nov. 1980-1981: RC Strasbourg
1981-1983: VfB Stuttgart
1983-1984: FC Mulhouse
1984-1985: Aston Villa
1985-1986: FC Metz
1986-dec 1986: RC Strasbourg
dec. 1986-1987: Valenciennes
1987-jan. 1989: Galatasaray SK
jan. 1989-1989: Vallauris
1989-1990: Vauban Strasbourg
1990-1991: VfB Leipzig

FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Claude Deplanche.

CLAUDE DEPLANCHE.
Il aurait pu naître à Bombay et devenir une star locale en chantant comme Pascal of Bollywood. Mais Claude Deplanche se moque royalement des films cucul-la-praline au sirop de rose et des chansons gnangnans. Cloclo préfère tailler dans le bois, répéter dans le garage avec ses potes Neubert et Curbelo (autres illustres moustachus Nancéens) et se mater de bons vieux nanards genre série Z adaptés des comics US. Plus Rawk'n'Roll que cuisine au wok et tandoori, Mr Claude comme François est un faux indien qui trempe dans l'indie-rock, et aime par dessus tout dodeliner de la tête pour faire transpirer sa jolie chevelure frisouillée. Groupe préféré improbable:
KING KHAN and his SENSATIONAL SHRINES... qui n'a aucun lien de parenté avec Shahrukh Khan même si son truc c'est la danse.

NEW-YORK COSMOS 1981.


NEW-YORK COSMOS 1981.


PUB. NASL. Franz Beckenbauer.

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- Franz Beckenbauer -

PARIS S.G 1984-85.


PARIS S.G 1984-85

En haut : Peyroche, Toko, Niederbacher, Susic, Merelle, Fernandez, Guillochon, Couriol, Barrientos.

 Au milieu : Bathenay, Cardinet, Segura, Lanthier, Tanasi, Charbonnier.

En bas : Baratelli, Rocheteau, Morin, Janvion, Borelli, Jeannol, N'Jo Lea, Lemoult, Moutier.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Richard Niederbacher.

RICHARD NIEDERBACHER.
Mais quelle mouche a piqué Francis Borelli durant l'été 1984 ? Après une bonne saison avec son club de Waregem (plus de 20 buts inscrits) que le PSG rencontre en amical, les dirigeants parisiens et son président tombent sous le charme d'un solide gaillard Autrichien. Richard Niederbacher, présenté comme un cador des surfaces, va tout claquer dans le championnat de France et le Paris SG finir dans les trois premiers du classement. Ce mec est une bête, digne héritier des grands buteurs qui ont fait vibrer le Parc. Avec Niederbacher, le PSG affiche ses ambitions et les supporters n'auront d'yeux que pour lui. C'est certain.

Seulement voilà, après quelques matches amicaux plutôt encourageants, le jeune Autrichien montre vite ses limites en début de saison. Des matches pourris avec une équipe sans fond de jeu mènent le PSG vers une saison catastrophique. Après sept journées, le club de la Capitale occupe la dernière place du classement et devient la risée de toute la France, puis la nounou préférée de tous les enfants vu que cette équipe ne bat jamais personne. Oui mais il y a la Coupe d'Europe pour se refaire la cerise. Paris cartonne les Écossais de Heart of Midlothian au 1er tour de la coupe de l'UEFA (4-0 et 2-2). Bon. La saison semble lancée quand au tour suivant, les Parisiens doivent affronter les pouilleux Hongrois de Vidéoton promis à un retour au pays en slip tant ils vont prendre une déculottée. Au match aller au Parc, Paris en prend quatre et n'en rend que deux. Niederbacher s'emmêle les crayons à chaque ballon touché et le PSG coule au retour (0-1). Dès lors, Niederbacher devient un vrai boulet, perd une place de titulaire qu'il n'a jamais été réellement et cueille les marguerites sur le banc des remplaçants plutôt que sur le rond central.


Plus de C3, un championnat de France dans lequel Paris fait le yoyo entre la 10ème et la 15ème place tout au long de la saison et voilà une année à oublier comme ce joueur qui signe au Stade de Reims la saison suivante (1985-86) pour une réussite similaire à son expérience parisienne (en gros 5 buts pour une vingtaine de matchs joués). Un exploit réalisé en 2ème division avec un statut d'international !!! Dire qu'au moment de la signature de Richard coeur de pion (hi hi hi) au PSG, Borelli hésitait entre le balourd Autrichien et un certain Preben Elkjaer-Larsen. Si si... 

LA FICHE DETAILLEE. Carlos Bianchi.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
CARLOS BIANCHI
- Un chasseur de buts d'exception -
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STADE DE REIMS 1973-74.


STADE DE REIMS 1973-74.

Debout : Brucato, Masclaux, Robert, Aubour, Jodar, Laraignée.

Accroupis : Richard, Zywica, Bianchi, G. Lech, Simon.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Carlos Bianchi.

CARLOS BIANCHI.
S'il est un joueur qui mérite son surnom de " goleador ", Carlos Bianchi est certainement celui-là. Formé au Velez Sarsfield où il brille et score régulièrement à chaque match (plus de 40 buts lors de la saison 1970-71), l'Argentin pose ses valises et son stock de buts de renard des surfaces à Reims durant l'été 1973. Les dirigeants champenois semblent avoir flairé le bon coup. Ils ne seront pas déçus. Durant les quatre années qu'il passe dans la cité des Sacres, Carlos claque la bagatelle de 97 buts et termine par trois fois meilleur buteur du championnat de France. De quoi ravir les supporters du Stade de Reims qui restent scotchés à un passé glorieux qui hante les travées du vieux stade Delaune. L'ombre de Kopa est toujours omniprésente dans les vestiaires et les souvenirs européens de la fin des années 50 ont du mal à se noyer dans les bulles de Champagne. Carlos Bianchi leur offre cette enivrante sensation que leur club est toujours bien vivant et qu'il ne semble absolument pas prêt à mourir. Comme on dit les grands clubs...

Carlos Bianchi. Un buteur qui a du flair comme son chien.

Mais les exploits de l'Argentin ne laissent pas insensibles d'autres présidents de l'Hexagone avides de faire de leur club une vitrine du football français. Surtout quand on dirige le club de la Capitale. Carlos Bianchi débarque ainsi au Paris SG au début de la saison 77-78 et donne à l'attaque parisienne une leçon de football champagne ! Lors de ses deux années au Paris Saint Germain, l'Argentin marque pratiquement autant de pions que le nombre de journées que comporte le championnat de France. 38 buts inscrits en 78 et deux de moins la saison suivante. Le Parc fait de Bianchi un prince.

Seulement le PSG à la fin des seventies c'est pas vraiment Byzance et Carlos Bianchi a besoin de voir grand et goûter aux joutes européennes pour se mesurer aux grands buteurs du Bayern, Barça, Ajax et consorts. Le haut niveau quoi. Et là c'est la tuile. La mouche dans le lait qui frise le drame. Un manque de sérénité qui ne le quitte pourtant pas aux abords de la surface de réparation adverse l'amène à Strasbourg à l'été 79. Le RCS vient d'être auréolé d'un titre de Champion de France la saison précédente sous les ordres de Gilbert Gress qui se dit qu'avec Carlos, la Meinau résonnera comme la Bombonera les soirs de Coupe d'Europe. Seulement Bianchi ne s'acclimate pas aux frimas de l'Est. Sa saison strabourgeoise est pauvre en buts et il joue peu. Total à peine 20 matchs joués et 8 pauvres buts en championnat. Son parcours européen est anecdotique malgré une redoutable efficacité (3 matches, 3 buts). Glacé par le vent d'Est et son expérience strasbourgeoise en dessous de tout, Carlos Bianchi s'en retourne au pays et son club formateur du Velez Sarsfield au début des 80's où il retrouve son sens inné du but, et revient à Reims, son premier flirt français, en 1984 en qualité d'entraîneur-joueur d'abord puis entraîneur tout court ensuite jusqu'en 1987. Il effectue enfin une pige à l'OGC Nice durant la saison 1989-90 (d'octobre à juin) qui termine la saison à la 18ème place cette année là. C'est le nombre de buts qu'il aurait pu inscrire avec cette équipe à l'agonie s'il avait eu encore les jambes de ses 20 ans.

Soulier d'Or à Reims, Carlos Bianchi pédale dans la choucroute à Strasbourg.

LA PHOTO RETRO

- CARLOS BIANCHI AU STADE de REIMS -


- CARLOS BIANCHI AU PSG -

- CARLOS BIANCHI A STRASBOURG -

FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. René Deutschmann.

RENE DEUTSCHMANN.
René Deutschmann dit l'Allemand traîne une tronche de marin portugais. Merci l'Europe ! Fastoche quand on joue à Strasbourg. C'est plutôt fingers in the nose pour le brun ténébreux qui s'est mis toute l'Alsace à dos à cause de son patronyme. Des affiches "WANTED" dans tous les lieux publics. Mais René le Schpountz s'en bat la saucisse (ha ha ha), la pression à Strasbourg il connaît, et pas que la Kro (hi hi hi). Dans l'enfer de la Meinau on l'entend souvent chanter ce refrain "putain c'est vach'ment bien, nous sommes tous quand même des Européens". Heureusement René qu'il y a d'ailleurs la politique à Strasbourg parce qu'au foot... l'Europe. Groupe préféré improbable: TC MATIC parce que c'est vach'ment bien.

S.C.O ANGERS 1980-81.


S.C.O ANGERS 1980-81.

En haut : Fruchart (ent.), Janin, Bosser, Camlann, Baltimore, Baudry, Barbat, Chaslerie.

Au milieu : Audrain, Bousdira, Felci, Berdoll, Larvaron, Cappadona.

Assis : Gonfalone, Lecornu, Heymann, Monczuk.

WAGs RETRO. Marc Berdoll et sa mie.

Marc Berdoll et sa copine tout heureux de posséder une caravane dans un camping vide.

LA FICHE DETAILLEE. Patrick Revelli.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
PATRICK REVELLI
-La tête de Turc -
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FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Jean-Pierre Posca.

JEAN-PIERRE POSCA.
Une tête à braquer des banques avec des putains de fléchettes. Moustache de Viking, cheveux gras cachant des rouflaquettes disgracieuses, le JPP des 70's frime sévère en maillot jaune Peugeot et 104 tunée. Logique pour un joueur de Sochaux d'être équipé par l'employeur. Jipi Posca (ça fait plus motherfucker) passe un temps fou, l'entraînement terminé, à l'usine qui jouxte le vieux stade Bonal pour chercher des pièces mécaniques et trafiquer la brèle avec une petite idée derrière la tête: faire tomber la Franc-Comtoise bien roulée qui sent le cul dans les baloches locaux. Une sorte de Hells Angel du Doubs sur quatre roues qui, même s'il ne kiffe que pour la bonne vieille Peuge, roule Japonais en matière de musique du diable. Groupe préféré improbable: THE DATSUNS... qui sont pourtant Néo-Zélandais. Saloperie de décentralisation.