BIO EXPRESS DEGRADABLE. Oleg Blokhine.


OLEG BLOKHINE.
Oleg Blokhine est né le 5 novembre 1952 à Kiev d'un père russe et d'une mère ukrainienne, championne d'athlétisme. C'est au Dynamo, le club phare de la ville, qu'il fait ses premiers pas de footballeur à l'âge de 12 ans. Un chapitre qui s'étend sur une vingtaine d'années de bons et loyaux services (jusqu'en 1987) pour l'équipe au maillot frappé du D. Deux décennies à répondre aux blagues à répétition de ses coéquipiers. « - Salut Charly ! - Non, moi c'est Oleg, ça va très bien merci. T'es con ou quoi ? ». L'humour de l'Est, Blokhine traîne ça comme un boulet. Mais l'attaquant ukrainien répond en y mettant les formes : sur le pré, c'est le ballon de volée dans les filets. Parce que le plus important pour Oleg Blokhine est de marquer des buts pour son club. Plus de deux cents au total. Un véritable arsenal.

Après ses années de formation pendant lesquelles il gravit patiemment les échelons, Oleg Blokhine devient un titulaire indiscutable à son poste dans l'attaque du Dynamo au début des 70's. A peine entré dans l'équipe-type, lors de sa première saison complète en 1972, Blokhine termine en tête des buteurs soviétiques (14 buts). Une distinction personnelle qu'il aligne à quatre autres reprises dans la foulée (1973, 1974, 1975 et 1977) au rythme régulier de 17 à 20 buts par saison. Blokhine reçoit des lauriers. D'ailleurs, c'est la coutume à Kiev. A chaque match au stade Central du Dynamo, une vieille Ukrainienne en châle lui remet un bouquet avant la rencontre. Oleg en rougit. Comme la couleur du maillot de l'équipe nationale qui lui ouvre ses portes dès 1972. L'année des J.O de Münich. Il plante six buts et chope, au passage, une médaille de bronze. Quatre ans plus tard, Blokhine coule encore un bronze à Montréal. Il n'a que 20 ans et commence une carrière sur les chapeaux de russes ! Qui tient le rythme sur la durée. Oleg collectionne les titres de champions avec son Dynamo Kiev. Huit titres étalés sur quinze ans (1971, 74, 75, 77, 80, 81, 85 et 86). Une belle brochette garnie de coupes nationales aussi (1974, 78, 82, 85 et 87). Sur le plan européen, le Dynamo n'est pas en reste non plus et remporte la coupe des coupes 1975 devant Ferencvaros (3-0) à Bâle. Une correction comme celle infligée quelques mois plus tard en super-coupe d'Europe face au Bayern de Münich (1-0, 2-0). Plus que le score, le jeu pratiqué par les joueurs de Valeri Lobanovski a du style. Moderne, inspiré. A la manière du grand Ajax. Fan de Cruyff, Blokhine brille au Dynamo et obtient naturellement le ballon d'or 1975. La distinction ultime pour tout footballeur qui s'ajoute aux mérites des honneurs nationaux – élu joueur de l'année en URSS à trois reprises en 1973, 74 et 75. Là ça commence à faire un paquet de médailles au cou de l'international qui ne connaît pas trop l'apothéose avec l'équipe d'URSS. Deux coupes du Monde discrètes à son actif en 1982 et 86. L'année où le Dynamo Kiev torpille l'Atletico Madrid à Lyon en finale de la coupe des coupes. Une vraie leçon de football direct.


1986, c'est aussi les débuts de la Perestroïka, Gorbi, tout ça. L'URSS ouvre ses frontières. Oleg Blokhine, vieillissant, anticipe sa fin de carrière pour gagner un peu de pognon. Pas trop tôt. Après vingt-cinq ans de fidélité au Dynamo Kiev, il quitte sa ville et son pays pour l'Autriche en 1988 et signe au SK Vorwärts Steyr pour une saison. A 36 ans, il marque encore quelques buts (9) avant son exil doré à Chypre (1989-90) où il termine sa carrière professionnelle à Aris Limassol sur un parcours exemplaire : recordman des sélections en équipe d'URSS (112 - 42 buts), et près de cinq cents matches officiels joués (495).

Qui veut gagner des roubles ? Moi !

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