L'ECOSSE PREND UNE DOUCHE.

Singin' in the shower tonight. Belle douche écossaise pour la Tartan Army, son jeu chatoyant d'ordinaire bâti sur le rentre dans le lard et une technique approximative, Rod Stewart (sic) et ses attaquants édentés qui bouffent du ballon, des gars qui ne lâchent rien (sauf des pets le soir quand ils font la bringue dans une taverne, puisque c'est comme ça que ça s'appelle en Allemagne). Bref, l'Ecosse inspire le plus pur style britannique. C'est comme le rock, c'est tout à donf'. Sauf qu'en Allemagne, les Scotts assurent grave et produisent du jeu. Dans un groupe pas simple (Brésil, Yougoslavie), Bremner fait des merveilles, Jordan se bat comme un beau diable pendant que Dalglish tricote. Ils battent d'abord tranquilles le Zaïre (2-o), puis tiennent en échec le Brésil (0-0) en fournissant une seconde période phénoménale pendant laquelle ils dominent sans complexe le champion du monde en titre, et obtiennent encore le nul face à la Yougoslavie (1-1) dans une fin de match époustouflante. Les deux équipes jouant leur qualification pour le second tour.


Or un nul ne suffit pas aux rouquins, il leur faut une victoire à cause du goal-average. L'Ecosse, tenue en échec, est ainsi éliminée à cause de la différence de buts au profit des Yougoslaves, sans avoir été battue, en obtenant le même nombre de points que les équipes qualifiées (4 pts. Brésil, Yougoslavie). Purée les boules. De tout ce tournoi 74, elle reste la seule équipe invaincue puisque toutes les autres nations participantes ont perdu au moins une rencontre, même l'Allemagne. La classe mais pour rien. Du coup, les Écossais rentrent bredouilles chez eux. Eh bah tiens, comme par hasard, il pleut...

Pas commode pour des Brésiliens de jouer contre des mecs sans dent.

Pas facile non plus de jouer contre des mecs qui font du kung-fu...

Le match.
ECOSSE-BRESIL.


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